‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 242 sur 461 · RAC · texte numérisé non relu

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ROLLIN (CHARLES). [661-174 Î).—Auteur d'une [istoire ancienne et d'une Histoire romaine, a fait preuve d'érudition, de piété et de bon goût, Malhegreusement, il a donné dans les erruurs jansénistes,

ROUSSEAU (J.-B.), Paris, (1670-1741).—A écrit des Ode se distinguent par leur éclat.

LA MOTYE (4, H, DE), Paris, (1672-1731 de l'ables estimé.

RAGINE (LOUIS), Paris, (1692-1763). — Auteur des poèmes de la Grâce ct de la Religion, versilicateur d'un grand talont. Les crreurs jansénistes déparent son poème de la Grâce.

GRESSET (J.-b, E.), Amiens, (1709 | 717)—Auteur de la Charlreuse, de Verl-vert, du Méchant ; poète plein de grâce et d'élégance, mais dont les œuvres ne sont pas toujours exemptes do l'esprit philosophique du xvnre siècle,

GILDERT (N, J. L.), Lorraine, (1751-1786).—Ses salires : le Dix-huitième Siècie et Mon Apologie, en font un des meilleurs poèles du xvinre siècle.

LE FRANC DE POMPIGNAN, Montauban, (1709-1784).— Poète lyrique dont les Odes Sont pleines de chaleur et d'éclat,

THOMAS (LÉONARD-ANTOINE), Clermont, (17392-| 785) des Eloges, discours écrits avec un certain éclat, mais aussi avec beaucoup de recherche, Voltaire, Pour faire ressortir l'obscurité qui Parfois nait de l'affectation, dans Jes ouvrages do Thomas, employait l'expression galilhomas, au lieu do

galimalias.

RERQUIN (ARNAUD). — (1749-1701), — Berquin est l’ami des enfants, pour lesquels il à écrit des dialogues, des contes, ‘les scènes vn prose el en vers. Son style est d'un granil charme et Parfaitement à Ja portée de ceux Pour qui l’auteur écrivait,

FLORIAN (1. P. G. DE), Château de Flor (1755-1794). —Fabuliste distingué, ma Yontaine,

CHÉNIER (ANDRE), Constantinople, (1762-1794). — Un des poèles les les Plus cèlèbres du xvire Siècle, Il a publié des élégics, des idylles, des odes, etc. écrites avec beaucoup de grâce ct de Purcté, mais trop souvent licencieuses,

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BARTHÉLEMY (JEAN-JACQUES, ABBÉ), Cassis (Bouches-d u-Rhônce). —(1716-1795).—Auteur du Voyage du jeune Anacharsis er Grèce, ouvrage d’une grande érudition, mais qui garde la trace des doctrines philosophiques du temps.

MARMONTEL (JEAN-FRANÇOIS) .—{1728-1799).—Protégé de Vol taire, a écrit un ouvrage de critique, les Eléments de Lillérature, et un roraan, Bélisaire, qui a mérité les censures de l'Eglise. Son style a du charme, à cause d’un certain air de bonhomie.

ST-LAMBERT (C. FRANÇOIS DE), Lorraine, (1717-1803).—Auteur des Saisons, poème médiocre, qui renferme quelques beaux passages, mais où se réflète l'esprit irréligieux de l'écrivain.

LA HARPE (G. PF. DE).—(1739-1803).—La Harpe fit quelques tragédies peu estimées. 1 fut l’ami do Voltaire, et s’enthousiasma pour les nouveaux principes philosophiques. Son Cours de Lilléralure est un ouvrage admirable, et l’un des meilleurs monuments de la critique littéraire. Le livre de l’Pnilalion convertit La Harpe.

LEBRUN (ECOUCHARD), Paris, (1729-1807).— Poète que ses Odes ont fait surnommer à tort le Pindare français.

DELILLE (JACQUES), flermont-Ferrand, (1738-1813).—Un de nos plus célèbres poètes descriptifs, auteur des Jardins, des Trois Règn:s de la Nalure, de la Conversation, etc.

DUCIS (JEAN-FRANÇOIS), Versailles, (1753-1816).—Prosateur et noète dramatique, auteur de poésies diverses et d’un poème sur l’Amilié. Ses écrits font estimer son caractère

* autant que son talent,

MILLEVOYE (CHARLES-HUBERT), Abboville, (1782-1816). — A écrit plusicurs élégies touchantes, entre autres le Poèle mouranlt et la Chule des Feuilles.

COURIER (PAUL-LOUIS).—(1772-1825).—Courier a laissé un recueil de lettres entackées de passion et d'esprit voltairien. Il donnait un soin scrupuleux à la forme, ct son style se rapproche de celui des maîtres.

MAURY (JEAN-SIFFREIN, CARDINAL), Comtat Venaissin, (1746- 1817).—Oratcur céièbre, dont ie moilteur ouvrage esi un Essai sur l'Eloquence de la Chaire.

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Luc JDE (D, G. E,, COMTE DE), Agen, (1756-1825).—Célèbre naturaliste; il a continué les œuvres de Buffon.

LE BAILLY (ANTOINE-PRANÇOIS), Caen, (1756-1832).—A publié des fables qui ont de l'élégance et de la bonhomie.

DELAVIGNE (CASIMIR).—(1793-1843).—Delavigne a réussi dans l'élégie et dans le drame: il a fait partie de l’Académie française,

NODIER (CHARLES), Besancon, {178 1-1844).—A beaucoun écrit dans tous les genres. Plusieurs de ses contes sont de gracieux chefs-d’œuvre,

OZANAM (A. F.), Milan, (1813-1853).—On remarque parmi ses publications : Dante el les Philosophes catholiques au XIlle Siècle, les Poëles français, la Civilisalion au Ve Siècle. Plein de foi ct de charité, Ozanam jut un des "idateurs de la socirté de St Vincent de Pau} ct un des iembres les plus actifs de l’œuvre de la Propagalion de la Foi.

ROHRBACHER (RENÉ, ABDÉ), Langattie (Meurthe).—(1789-1856). —Un lui doit une Jlistoire universelle de l'Eglise calholique, en 29 volumes, vaste ct savante composition qui lui demanda 30 ans de travail, mais dont le s!yle laisse à désirer ; elle est écrite au point de vue des doctrines et des prérogatives du St-Siége. On a aussi de lui les Molifs qui on! ramené à l'Eglise calholique un grand nombre de protestants, le Tableau des principales Conversions ct une Vie des Saints.

LACORDAIRE (LE P. J. B, u.), Recey-sur-Ource (Côte-d'Or). — (1802-1EG1).—Le P. Lacordaire a été un des orateurs les plus brillants du siècle. Outre les Conférences, on a de lui une Vie de St Dominique, les Oraisons funèbres de Forbin-Janson, évêque de Nancy, d'O'Connell el de Drouot, son chef-d'œuvre.

VIGNY (ALFRED DE), LOCHES, (1799-1863).—Poète et prosateur distingué, auteur d’Eloa, de Moïse, de Cinq-Mars, etc. Il se montre «lans ses écrits incroyant et sceptique.

REBOUL (JEAN).—(1796-1864).—Roboul s’est formé lui-même. Il était boulanger et poète chrétien. La gloire qu'il a acquise au milieu de l'obscurité est la récompense de sa piété, de sa vertu et de son talent.

GERBET (MGR OLYMPE-PHILIPPE), Puligny (Jura). —( 1798-1864), —Evêque de Perpignan, un des écrivains les plus exquis du x1x° siècle, auteur du Dogme généraleur de la Piété catholique, de l’Esquisse de Rome chrétienne, cte.

COUSIN(VICTOR) —(1792-1867).—M.Cousin était un philosophe incrédule ; sans être directement ennemi de l'Eglise, il n'en était pas ami non plus, Plusieurs de ses ouvrages ont été condamnés à Rome. Le priacipal est le 7railé du Vrai, du Beau el du Bien.

LAMARTINE (ALPHONSE DE), Mâcon, (179 -1869).—Grand poète lyrique, remarquable par l'harmonie, la richesse, la magnifcence du style, auteur des Médilalions, des Harmonies poëtiques, etc. Plusieurs de ces ouvrages contiennent bien des erreurs, entre autres : Jocelyn, la Chule d'un Ange, le Voyage en Orient.

VILLEMAIN (ABEL-FRANÇOIS).—{1791-1870).—M.Villemain s’est livré à la grande critique littéraire ; il a été orateur distingué, bon historien, excellent critique.

MONTALEMBERT (CHARLES DE).—{1810-1870).—Orateur et historien, Montalembert s’est de bonne heurc fait une place distinguée parmi les grands écrivains. Il a laissé l’histoire de Sle Elisabelh de Hongrie et les Moines d'Occident. Ses luttes pour les idées gallicancs ct libérales ont empoisonné ses dernières années.

GUIZOT (r. P. G).—(1787-1873).--Le style de M. Guizot cest grave, froid, correct ct vigoureux. jl a été grand orateur ct historien érudit. Protestant, il a su se préserver d’antipathio à l'égard de l'Eglise. Il avait plutôt des préjugés que de l'hostilité.

THIERS (LOUIS-ADOLPHE).—{|797-1877).—M, Thiers a été orateur, homme d’Etat,historien; son style revêt une certaine bonhomie qui en augmente l'intérêt et le charme. Ses ouvrages ne sont pas sans danger au point de vue social, à cause de l'ignorance de l’auteur touchant les vérités de la foi.

HUGO (VICTOR) Besançon, (180?\.—SesQdes el Ballades le classent parmi les génies poétiques du premier ordre. Mais, soit en prose, soit en vers, il a produit beaucoup d'œuvres où les

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DUPANLOUP (MGR FÉLIX).— (1802). —Mgr Dupanloup s'est placé dès longtemps au premier rang parmi les écrivains de son siècle. Il a surtout servi la grande cause de l'éducation, pour laquelle il a employé son talent, sos veilles et son autorité d'évêque et d’orateur éloquent.

VEUILLOT (LOUIS), Boyne (Gätinais).—(1813) miers écrivains du xixe siècle ; journaliste inc a noblement consacré son admirable talent cause Catholique, Rien n'égale la vigueur n'est la vivacité de sa foi.

PIE (MCR L. F. D. E.), Pontgoin (Eure-et-Loir). (1815), — Evèque de Poitiers, prélat illustre par la doctr quence, par le talent d'écrire.

l'homélie,

reurs religieuses et

— Un des pre- Omparable, qui à la défense de la de son style, si ce

ine, par l’élo- Il cest incomparable dans

l'Académie française,

PERRAUD (MGR ADOLPHE).--( 1828).—Mgr Perraud a été professeur à l'Ecole normale Supérieure, puis à la Sorbonne; son éloquence l’a fait appeler à se faire entendre dans les chaires les plus renommécs de Paris et de la province. Il ost évêque d'Antun,

FREPPEL (MGR N.)—Mgr Freppol, évêque d'Angers, s’est élové tout d’un coup à de grandes hauteurs par son éloquence per-

Suasive, Il écrit avec élégance, élévation at vigueur, et ses discours sont des actes.

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