‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 337 sur 461 · JOINVILLE · texte numérisé non relu

JOINVILLE

vant tous ainsi:

serait de laisser ent, quand on}

EXENCICHS D'IMITATION ET D'INVENTION

peut trouver Un moyen, ct ce serait grand’ aumôno et grand’ grco envers Notro Scigneur, si je meurs pour ce peuple sau« ver, que je veuil estro le premicr: et me mettrai volontiers en pure chemise, à nud chef et la corde au col, en la mercy du roi d'Angleterre, Fnoissanp,

3, Telles étaient les prières de Marie Stuart étant à genoux sur l'echafaud, lesquelles elle faisait d'un cœur fort ardent, ÿajoutant plusicurs autres pour lo Pape, les rois de France et d'Espagne, ct mème pour la reine d'Angleterre; priant Dieu la vouloir illuminer de son esprit, Bnanrôme,

4. Le duc de Bourgogne contre l'opinion à qui il en demandait, délibéra d'aller au-devant d'eux (les Suisses), à l’entrée des montagnes où ils cstoient encore, qui estoit bien son désadvantage; car il était bien en licu advantageux pour les attendre, ct clos de son artillerie ct partie d’un lac, ct n'y avait nulle apparence qu'ils lui eussent sceu porter dommage.

[l'avait envoyé cent archers garder certains pas à l’encontre de cette montagne : ot lui se mit en chemin, et rencontrèrent ces Suisses, la plupart de son arméo étant encore en plaine, Les premiers rangs ‘ie ses gens cuidoient retourner pour se rejoindre avec les autres ; mais les menucs gens qui estoient derrière, cuidans que ceux-là fuyssent se mirent à la fuyte: et pen à peu se commença à retirer cette armée vers lo camp, faisant aucuns très-bien leur devoir.

Pu'LIPPE DE COMMINES,

COMPOSITION

(Attila fléchi par les prières du pape saint Léon.)

Canevas.—Attila, le fléau de Dieu … Sa marche sur Rome... Lo pape saint Léon va au-devant de lui. Il lui parie con- Yenablement à la circonstance ; par l'effet de ce discours, Altila renonça à son entreprise,

EXERCICE DE SYNONYMIE

(Les trois vieillards.)

L'élève remplacera les mots en ilalique par leurs synonymes, de manière que le sens soil le moins possible alléré.

Le nouveau pasteur d’un village de la Bretagne, passant un jour devant une mélairie dépendante de sa commune, mais située à l'écart, au milieu des Champs, apercul, assis sur un banc de pierre, un homme à cheveux blancs qui versait des larmes. “ Qu'avez-vous donc ? pour vous a/fliger ainsi, lui demanda avec intérél le bon curé.—Hélas ! répondit en

durs

Les ras ee.

2 rm,

286 MC'ENS DE FORMER LE s1 YLk,

gémissant le vivillard, je pleure parce que mon père m'y frappé.” Ces paroles exCitèrent l'élonnement du vénerable Pasteur. Il se hdla de icscendre de cheval et entra dans la Maison. A peine cut-il franchi le souil, qu'il aperçut un autre vieillard beaucoup plus ägé que le premicr,et dont les traits annonçaicnt une vive agitation. « Qui donc peut vous Gqiler

ainsi? dit le curé. —No m'en parlez pas, monsieur le Cure Est-ce que mon ccervelé de fils n'a pas eu Ja maladresse (} faire tomber mon père, qui s'est conlusionné assez prive. ment?” Pour le Coup, le pasteur crus qu'on se moquait d lui; mais il reconnut bientôt {4 fausseté de ses SOUPGONS : Car On 10 conduisit dans une chambre où il apereut, assis dans un fauteuil, auprès de la cheminée, un troisième vicillard au dos tout courbe par l'âge, mais qui Paraissait encor vigoureux. ‘14 Coup sûr, se dit le curé, ces hommes-là sont

de Ja race des patriarchus,”?

Lo;on XXII.

Criliquer les morceaux suivants, el en Corriger les deur

Premiers.

l. (Un jeune homme écril à son ami Mililaire sur le point de recevoir son congé.)-En CC jour où tous les cœurs sien nés s'ome pressent d’eXprimer à ceux qu'ils aiment l urs souhaits de bonbeur et les vœux qu'ils adressent au ciel pour leur prospérité, je prends la plume avec bonheur pour te dire ceux que je forme pour toi. Je souhaite que (u te vonserves toujours en bonne santé, que, quand tu vicndras,tu n'aics à déplorer la perte d'aucun de Les proches, et je prie le cicl de te donner de 10NgS et heureux jours.

Tels sont les vœux sincères de ton ami.

2. Dans un bosquet de chônes, au fond d’une Vülléc riante, sur les bords d'un ruisseau limpide, dont le doux murmure ec môlait au gazouillement des oiseaux ct au bruissemont des [cuilles, un ver luisant se reposait sur l’hcrbe tendre, auprès d'une touffe de violulles, sans se douter de l’éclat dont il Drillait,

D'une touffe de mousse fangeuse, un monstre, un crapaud doucement sort, qui, sur le pauvre insecte, tout son venin lance,

Le ver lui demanda ce qu'il lui avait fait; le cruel lui réporidlit: + Pourquoi brilles-Lu ?

3. Mon Parrain, j'ai à Vous remercier de vos livres: ils m'ont fait plaisir, quoique Ça ne soit pas la dernière édition, HBos- Suet Ctait un fameux théologien et un fameux évêque de

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GR mi]es avec la co éléga:

(1 Louis trois i

Can part di grande 10 pou qu'il a contre, l'aider

L'élèt Conlre-]

L'hor sa (isp traitons nous pe linsucc — L'hur En juge:

regarde ments dé leurs pas ne sont.

paisibles selon ce.

gloire s’e pieux, oh

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? que mon père m'y nement du véncrable val et entra dans la qu'il aperçut un autre licr, et dont les traits one peut vous Gailer S, Monsieur le (Cura!

eu Ja maladresse du sionné assez grièye.

u'on se moquait du é de ses SOUPGONS :

où il apercut, ss n troisième vici|lard li paraissait encor ces hommes-là sont

corriger les dur

aire sur le point de eUrs sien nes some IrS Souhaits de bonr leur prospérité, je Ceux que je forme Loujours en bonne . déplorer la perte Le donner de :ongs

nd d’une \4llée de, dont le doux S oiseaux ct au se reposal sur LUS, Sans se dou-

stre, un Crapaud e, tout son venin

ait; le cruel lui livres ; ils m'ont

e édition. Los.

acux évêque de

EXERCICES D'IMITATIO: LT D'INVENTION, 287

Meaux, dans la Brie, et suffragant de l'archevêque de Paris. Je vous souhaite, mon cher >arrain, une bonne santé, et je vous embrasse de tout mon cœur,

4. La nuit est sombre : l'horloge sonne la onzième heure ; les chats crient dans la rue; Je peuple Sommeille, à l’exception néanmoins du Pauvre malade qui se tourne sur Son lit de douleur, et des souris qui se mettent en quête pour trouver quelques débris du festin de Ja Suirée,

9. Qu'il est beau de voir Lyon, cette ville Superbe, assise MiJeStuCusement sur Jes bords de deux rivières : je l'aime ivec SCS maisons, ses quais, ses places ; avec sos collines, qui la couvrent de deux COléS, ct surtout avec son clocher élégant, qui semble élever jusqu'au ciel l’image Je Marie.

6. Pour mieux découvrir la position du prince d'Orange, Louis XIV fit faire l’ascension d'un ballon dans lequel! étaient trois ingénieurs.

COMPOSITION, (Lettre d'un apprenti à son père.)

Canevas.—Un jeune apprenti écrit à son père pour lui faire part des peines qu'il éprouve dans sa profession, peines plus grandes qu'il n'aurait Cru, Ct qui lui font Comprendre qu'il lé pourra réussir qu'à force de travail ; il assure son père qu'il aura du courage, Ct que, malgré les difficultés qu'il rencontre, il espère réussir: il termine en priant son pére de l'aider de ses avis et de scs conseils,

EXERCICE D’ANTONYMIE,

L'élève complètera Les Phrases suivantes, en exprimant la Conlre-parlie de ce qui est donné.

L'homme cst impatient, parce qu'il n'a que peu de temps à Sa (lisposition : Dieu est... — L'éternité est tout, ct nous la traitons comme si elle n'était rien ; le lemps … —'La réussita nous porte à nous cxasérer notre puissance Personnelle : l'insuccès...—On a vu des savants se croire des ignorants : ct — L'humble se juge sévèrement et excuse les autres : En jugeant les autres, on travailie en VOIE 4 Cali qui regarde au-dessus de soi sent naitre en son cœur des sentis ments de tristesse et de Jalousie ; .. — Ceux Qui résistent à lurs passions sont forts et libres : .. — Lo Superbe ct l'avare 1e Sont jamais en repos ; ... — Vivre en Paix avec des gens Paisibles est assez facile; mais .. — Lo Sage juge des choses selon ce qu’elles sont … — Souvent celui ui recherche la gloire s’en éloigne, tandis QUE .… — L'enfant bien élevé est pieux, obéissant, charitable et ami de la paix ;

po.

| Section III.

Le;on I.

| Jérusalem. | Au centre d'une chaine de montagnes, se trouve un bassin | de toutes parts par des sommets jaunes ct rocailleux ; ces

s’entr’ouvent qu’au levant, pour laisser voir le gouffre do 1 li] et les montagnes lointaines de l'Arabie, Au milice fl | |

aride, fermé somimnets ne a mer Morte u do co paysage de cinte d’un mur jadis par des tours qui tombent, on

pierres, surunterrain inégal ct penchant, dans l’enc ébranlé par les coups de bélier, et fortifié aperçoit do vastes débris ;. des cyprès épars, des buissons d’aloès ct de nopals, quelques masures arabes, pareilles À des sépulcros blanchis, recouvrent cet amas de ruines: c’est la tristo Jérusalem,

Au premier aspect de cetto région désolée, un grand ennui saisit le Cœur; mais lorsque, passant de solitude en solitudo, l’espace s'étend sans borne devant nous, peu à peu l’ennui so dissipe; lo voyageur éprouve une terreur secrète qui, loin d’abaisser l’âtne, donne du Courage et élève le génie. Des aspects extraordinaires décÿlent de toutes parts uno terro travaillée par des miracles : lo soleil brûlant, l’aiglo impétueux, l’humble hysope, le cèdre superbe, le figuier stérile, touto la poésie, tous les tableaux de l’Ecrituro sont là; chaque nom renferme un mystère, chaquo grotte déclare l'avenir, chaque sommet retentit dos accents d’un prophète. Dieu même a parlé sur ces bords : cs torrents desséchés, les rochers feudus, les tombeaux cntr'ouverts attestent le prodige : lo désert paraît encore muet de terreur, et l’on diraft qu'il n’a osé rompre lesilence depuis qu’il a entendu la voix de l'Eternel

LT

Ô é Bassin aride fermé par des rochers. [l'Arabie 22 Au levant, RASE he et de montagnes (le & nceinte écroulée ; 3% oo les tours qui tombent ; 2 - débris d'habitations.

Jénu. F3 © | Végétations Cyprès épars ; 14 SALEM. | à © [sur lesruines. { buissons d’aloès, de nopals. 158 Sentiments : Ennui, terreur.

El — an à Tableaux de la Bible i |: Réflexions {= 3 | noms pleins de mystères : (4 qu'elle 2 Ep | Montagnes et grottes célèbres: suggère, | 3: | la vie de J.-C. : ses miracles, su on À mort, ; { Silence üu désert.

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