‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 344 sur 461 · FÉNELON · texte numérisé non relu

FÉNELON

; il est vrai qu'un

L'élève complèlera ce plan, dont on lui a donné les grandes

divisions :

l° Métaux précieux ;

à ? l ‘ f Ge qu'on n'yl 4 œuvres d'architecture ;

Sd voit Das, 30 £ £ l°Voütes pleines de rocailles:

© À 2° Es ! . : , | &2 | Ce qui en fait | 3e [prés ; SS le charme. | 4° fontaines coulant sur des GROTTE | | Go DE Me ; 1 : 2r par- f [° unic; CaLYPpso, | , (2 S fois 90 S|2A le Iles qu’elle forme, | £ 18 |hivière, 19 = 3e | ® | © s { Montagnes loin- f les'élèvant aux nues; | 2 + Ë taines 20 À [25 7 Montagnes plus f le couvertes de pamos proches 2 [pre ;

d.—ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p. 289).

Conseils : Tout doit être admiré dans ce morceau si remarquable,

élève se rappellera que, s’il ne se peut rencontrer rien de si beau dans la nature, l'écrivain ne dépasse pourtant pas les limites du vraisemblable ; car une déesse avait le pouvoir d’embellir le lieu qu’elle avait choisi pour son séjour.

ForèTs D'AMÉRIQUE

Te,

epaïenne Un homme seul

(D Lorsque l'élève aura répondu en peu do mots aux questions

d,—COMPOSITION, Les forêts de l'Amérique.

Plan de la Composilion.

Feuilles ; oiseaux ; cris des animaux.

Tonnerre, échos ; { L'orage. { vent et pluic ; torrents.

On sent mieux l'isolement ; agitation de l’âme; la pensée s'élève et s'étend.

Les païens supposaient que les faunes

, la

[ Silence ; ce qui l'interrompt.

La lune se lève.

nuit, dans une forêt.

ns

os | et les sylvains président aux forêts.

= © | Les chrétiens savent que tout est gou-

ea verné par Dieu au moyen de ses anges.

© *.s | La grandeur du spectacie de ja nature, + imuge de la grandeur de nos destinées.

Conseils : Chacun peut se représenter Jes idées qui se présente. raient à son Csprit s'il tait seul, la nuit, dans une forût. C'est 1à co que l'élève doit peindre, Ce qui donnera à Ja composition, ce sont les réflexions morales de In secende partie, E faut de l'imagination et de la sensibilité,

Autres sujets : 1. Les rives du St-Laurent ; 2, les Mille-Lles; 8, l'ilo d'Oriéans,

Leçon III.

TEXTE À ANALYSER, Effet du soleil couchant sur les nuages.

Quelquefois les vents alizés da nord-est ct du sud chassent les nuages à l'occident, en les croisant les uns contre les autres, comme les mailles d'un panier à jour. Ds jettent sur les côtés do ce réseau les nuages qu'ils n’ont pas employés, et qui ne sont pas en petit nombre ; ils les roulent en énormes masses blanches comme la neige, les contournent sur les bords en forme de cronpes, et les entassent les uns sur les autres, Comme les Cordilières du Pérou, en leur donnant des formes de montagnes, de cavernes et de rochers ; ensuite, vers le soir, ils calmissent | 1) un pou, comme s'ils craignaient de déranger leur ouvrage, Quand le soleil vient à descendre derrière ce magnifique réseau, on voit passer par tous ces losanges une multitude de rayons lumineux, qui ÿY font un tel effet, que les deux côtés de ce losange qui en sont éclairés paraissent relevés d'un filet d'or, et les deux autres, qui devraient être daus l'ombre, sont teints d'un superbe nacarat. Quatre ou cinq gerbes :le lumière, qui s'élèvent du soleil couchant jusqu’au Zénith, bordent de franges d'or le Sommet indécis de cette barrière céleste, et vont frapper des reflets de leurs feux les pyramides des montagnes aériennes collatérales, qui semblent alors être d'argent et de vermillon, C’est dans co moment qu’on apersoit, au milieu de leur groupes redoublés, une multitude de vallons, qui s'étendent à l'infini, en se distinguant à leur ouverture par quelque nuance de couleur de chair ou de rose, Ces vallons célestes présentent, dans leurs divers contours, des teintes inimitables de blanc, ou des ombres qui se prolongent, sans se confondre, sur d'autres ombres, Vous voyez Ça et là sortir des flancs Caverneux de ces montagnes des fleuves de lumière, qui se précipitent en lingots d’or et d'argent sur des rochers de corail. Ici, ce sont de sombres rochers, qui laissent apercevoir par jeurs ouvertures le bleu pur du firmament : ji, ce sont de longues grèves sablées d’or, qui s'étendent sur de riches fonds du ciel POnCcaux, écarlates et verts Comme l’émernude, La réverbération de ces couleurs occidentales se répand sur la mer, dont elle

d'analyse que nous AvOns posées, il lui sera facile de trouver les éléments qui doivent entrer dans son travail de critique ; il lui suflira de les lier, de les unir, comme nous l'avons fait dans la critique de ** Jérusalen: ? qui doit lui servir de modèle.

(1) Calmissent est un néologisme ou plutôt un terme emprunté du vocabulaire des marins, Se calment pouvait suffire sans qu'il füt nécessaire do recourir à cette expression,

glace les le3 Pass Quelque prière, © les cicux simpiem( en sont a hameaux sent des !

ce n'est qu'aucun

L'élèv

NuaGEs SOLEIZ COUCHAN

d— ANAL:

Conseils te tableau par leur a magnifique mollesse de couleurs, lc bien que d

(1) Techn

S qui sc présente.

forôt, C'est Ià vo Sition , ce sont los imagination et de

Mille-Les ; 2 l'ile

res.

assent Iles nuages omine les mailles ‘seau les nuages nombre : ils Jos les contournent 2 sur les autres, formes de monils calmissent (1) vrage. Quand le »0n voit passer X,quiy font un lairés paraissent aient être dans cinq gerbes de ith, bordent de et vont frapper riennes collaté- C'est duns co lés, une multiit à leur ouverse, Ces vallons tes inimitables idre, sur d'aucrneux de ces lingots d’or ct :s rochers, qui rmament ; li, sur de riches ude, La réverner, dont elle

r les éléments a de les lier, Jérusalem

emprunté du lil fût néces-

glaco les flots azurés do safran ct de pourpre. Les matelots, appuyés sur le3 passavants du navire, admirent en silence ces paysages aériens, Quelquefois co spectacle sublime se présente à eux, à l'heure de la prière, ct semble les inviter à élever leurs cœurs comme leurs vœux vers les cicux, Il change à chaque instant : bientôt ce qui était lumineux est simplement coloré, et ce qui était coloré est dans l’ombre. Les formes en sont aussi variables que les nuances ; ce sont tour à tour des îles, des hameaux, des collines plantées de palmiers, de grands ponts, qui traversent des fleuves, des campagnes d'or. d'améthystes, de rubis, ou plutôt ee n'est rien de tout cela; ce sout des couleurs et des formes célestes qu'aucun peintre ne peut rendre, ni aucune langue exprimer,

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE.— Ltudes de la Nature, 2.— PLAN DE LA COMPOSITION.

° ress 6 aux i ; [Nuages en [ (° ressemblant aux mailles d’un

anicr, forme de 90! :

réseau 30 {Montagnes f le franges d'or; colorées. À?

| l° Nuances de couleur Noces au | Nuages en Aspect des de chair et de rose; NUAGES L dSCS ; ni 90 SOLE, À forme de vausne, 3o

nn ao COUCHANT. | moutagnes. le Fleuves d’or;

Autres mer- | % :

veilles, 3°

Fe ombres succèdent à la lumière

| Mobilité du | ©! vice-versa,

Lo ; L spectacle, do Îles ; Les formes se modifient. 30

Lo ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p. 289). 4.— CRITIQUE.

Conseils : 11 faut faire ressortir surtout la richesse d'expression de te tableau, montrer comment les termes techniques (1)ont été ennoblis par leur alliance avec des expressions pratiques. Faire admirer ces magnifiques images flottantes, ct l'harmonie du style, qui a l'éclat et la Mmollesse des nuages qu’il décrit. HRelever la trop grande abondance de

couleurs, les défauts de la deuxième et de la troisième phrase, aussi bien que de ia dernière.

(1) Techniques, qui appartiennent à uno sotence particulièro,

toujours en déclin c'est moins un Orrents so pressent À la bouche béanto d’un gouffre.

Entre les deux chutes s’avance

qui s'élèvent au-dessus de sement, Des pins, des no fantômes décorent 1

d.— COMPOSITION, dans une contrée mont Plan de la Composilion.

f Calme et pureté de l'air.

Montagnes super. { Neiges éternelles :

Lis glaciers ; posées, nuages, a AI % # LU .

Contraste des ré. ( Gras pâturages ;

Paysages ügneuse,

pect général

PAYSAGES pes

Ê arbres résineux.

MONTAGNES, | & | Habitations re) Ouvriers ;

sur les flancs, troupeaux,

Brouillards tantôt blancs 0

légers, tantôt épais e

t noirs, Incidents par- Tonnerre ; ticuliers, Orages, { éclairs ; torrents,

Effets du soleil couchant.

onseils : Quo l'élève 8’

.S'imagine être au sommet d’une mon

aw’il jette un coup d'œil autour de lui, et remarque tout ce qui peut

PErsonno qui ne se soit trouvé dans cetto situe

tion etqui ne puisse se Souvenir de ce qui l’a frappé, Dans co sujet,

il faut s’efforcer d’orner son style, Les modèles analysés jusqu'ici peuvent être relus.

Autres sujets : 1, Le soleil couchan

as lo ciel avant un orage ; 3, le ci

tagne,

ten mer : 2, description de la sedne el par une belle nuit,

Leçon IV.

TEXTE 4 ANALYSER, La cataracte de Niagara,

Nous arrivâmes bientôt au bord do la cataracte qui s’annonçait par d’affreux mugissements. Elle est formée par la rivièro Niagara, qui sort du lac Erié et so jette dans le lac Ontario : sa hauteur perpendiculairo est de 165 bieds; depuis lo lac Erié jusqu’au saut, le fleuve arrive

ant par unc pente rapide ; et, au Moment de sa chute, fleuve qu’une mer, dont les t

La cataracte so divise en deux branches et so courbe

une île, creusée en dessous,

uve, qui se puis se déroulo en

courbent ct se croisent sur rejaillit en tourbillons d’écume s forêts, comme les fumées d’un vaste embra- YCTrs Sauvages, des rochers taillés en forme de à Scène, Des aigles, Cutraînés par des courants

ppant le roc ébranlé

. ST 7 ours odorifér: ‘ gions inférieures, fleurs odoriférantes :

d'air, «

se AUST

pour si

L'él

CATAN D NiaG

,—AN

Cons renee d la viva qui doi s'efforce cotre u faire u donner

Cau Mosr:

ET

dont on

ügneuse,

ges étornolles !

Cicrs ;

ges,

s râturages :

rs odorilérantes :

"es résineux.

J Ouvriers :

troupeaux,

tantôt blancs ct

tôt épais et noirs

nnerre ;

airs ;

rents.

il couchant.

: d'une montagne

© tout ce qui peut

dans cetto situu-

Dé, Dans co sujet, ‘SjJusqu’ici Peuvent

ription de laseûno

s’annonçait par ère Niagara, qui teur perpendicu- :, le fleuve arrive icnt de sa chute, e pressent à Ja

en fer à cheval.

Sous, qui pend, du fleuve, qui so ! so déroulo en celle qui tombe it uno colonno se croisent sur billons d’écume in vaste embraés en formo de r des courants

d'air, descendent en tournoyant au fond du gouffre, et des kinkajoux (1) se suspendent pur leurs longues queues au bout d’une branche abaissée,

pour saisir dans l’abimo les cadavres brisés des élans et des ours.

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