‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 359 sur 461 · CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

CHATEAUBRIAND

en te & (Racc humaine presque anéantic, 4 2e Ë a [=] {o 1 Là. 2 2, | Désordres dans la nature. 30 LE DÉLUGE. ce 4e ‘ = {o & [Pour la conformation du globe. {3 = Le a Do ë Autres changements. 3

d—ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p. 289). 4.—CRITIQUE,

Consvile : L'élève subira vite le charme qui s'attache à cette composition : il devra s’en défendre un peu, pour conserver le droit defaire des réserves. On doit s'étonner 1° que Châteaubriand ait insisté si fortement sur les vengeances divines sans faire même une allusion à la miséricorde, dont les preuves n’ont pas manqué, même à l'heure du chitiment: 2 qu'il ait, dans Ia dernière partie, supposé qu'avant le déluge, il n‘y avait ni océan où lo soleil pût se coucher, ni nuages en forme de “*vagnes nmoncelées,” ni ‘ vapeurs blanches du soir ?” ou “lumière de la line.”’ ni marées, etc.

310 MOVEXS DE ronuin LE STYLE

COMPOSITION, L'Extrème-Onction.

l'lan de la Composition.

iratifs

, Pro re é :

dela Chambre 1 lit [ ram du malade, E décors.

| Lit du malade, à par la prière ;.

malade J Par des reflexions sur la mort; Jparla Confiance en I& mis: orile { divine, en diminuant ses Souffrances = en jui donnant du Courawe :

le corps en procurant Ja santé si elle nécessoire au salut, en la puriliant de sas imperfections :

l'âme ? CN lui donnant des grâces pius grandes pour le Passage de co monde à l'éternité, par les paroles de piété que lui (É Consoler dit le ministre de Dieu ; | le malade 1 Par ICS paroles liturgiques que

Fe |

Les prép

établie

ExTrnÈème- Oxcriox.

esl

Fees,

Ra RARES Le but: É pour Soulager

c prêtre prononce en adininis.

trant ce Satrement, { par les grâces et les lumières qu'il Portifier répan( dans son QUE en éloignant les ennemis qui le latiguent à cette heure suprème, Conseils : L'élève évitera de faire une simple leçon de catécliismo, Qu'il remarque la différence entre le * déluge ” par Châteanbriand et 6 mémo sujet traité dans les livres ‘ d’h

; È istoire sainte,” & MEME diffé rence doit exister entre lo traité de l’Estré

EX 1 Estrême-Onction dans le catéchisme et cette composition où l’auteur doit

1 l ( Surtout faire éclat r scs Sentiments, dire ce Au’éprouvent Ja famille ct lo malade, puis faire réMarquer combien l'E

glise sait répondre à tous les besoins de l'homme dans toutes ses épreuves.

Les effets

= 7 nte des neiges ; 2, une contrée affligée par Ja famine ; 3, ies habitants d une ville après un incendie.

Lecon XI, L—TEXTE À ANALYSER,

Une inondation dans les Pyrénées.

En 1818, vers la mi-octobre, une pluie vive et serrée tomba pendant huit jours consécutifs sur ln ville de Limoux. Néanmoins l'onde avait

à peine franchi Son lit ; muis, Je neuvième jour, dès huit heures du matin, le fleuve s’enfla rapidemen

it, Les observateurs placés sur les deux ponts

remarq des lég fra y é surpris vait d' Quelc delle S d l'épais Le el retenti sillonnes géantes chevau:

aux mu Quelq qui se 8t celcrent vagues 4 bond les lit de la les angli de for, effrénée L'égli réfugié, gagné le fureur d a Suppot étalant ; La haut mes, de d'eux, 1 avec fr humide, sécs, Jet coup le glante Ji -nc imm muraille leur de ; “Fuis, n l'étreint défaillen ainsi en]:

cruel du plancher

‘opreté ; rfums ; Cors,

1S Sur Ja mort :

on l& miser: orile

L SS souffrance at du couravo:

la santé si clio esl au salut, ses imperfections :

des grâces pius le passage de co 1ité,

de piété que lui e de Dieu:

liturgiques que [OnCe en ailminis.

2ment,

les lumières qu'il In Cœur ; ennemis qui le 2 heure suprème, son de catécliismo, Châteaubriant et

>,” La Même diffr ‘on dans le caté.

IE faire éclater ses nalade, puis faire soins de l’homme

rée affigée para

e tomba pendant ins l'onde avait heures du: in, ir les deux ponts

remarquèrent vers le nord, aussi loin que leur vue pouvait s’étendro, des légions innombrables d'hirondelles planant au-dessus des caux ; effrayées, sans doute, par le ciel nuageux et menaçant, elles s’arrôtaient, surprises de ne plus trouver le soleil bienfuisant du midi, qui leur servait d'étape avant de franchir les Pyrénées.

Quelques minutes avant le cataclysme, toutes ces myriades d’hirondellcs disparurent simultanément, comme par un coup de baguette, sous l'épais manteau de brume qui enveloppait la ville.

Le ciel ouvrit alors toutes ses Cataractes, le tonnerre gronda et fit retentir tous les échos de la vallée: des éclairs longs et Chlouissants sillonnaient tous les points du ciel : la rivière, emportant sur ses vagues géantes des meubles et des troncs d'arbres déracinés, des bœufs et des chevaux s'iroris à leurs attelages, mélait sa voix lugubre et solennelle aux mugissements de latempêteet auxtristes beuglements des animaux.

Quelqnes sapins poussés en travers des arches, arrôtèrent les débris qui se succ(daient sans interruption : autour de ceux-ci, d’autres s’amonceltrent, ct Lientôt il se forma une digue puissante, contro laquelle les vagues 80 hourtèrent refoulées et furicuses : alors elles franchirent d’un bond les quais, et envahirent, en grondant, les deux rucs parallèles au lit de la rivière, roulant avec elle les poutres et les madricrs, arrachant les angles des maisons, ployant, comme un fil d’archal, les arcs-boutants de fer, et pénétrant dans les hübitations, telles qu’une soldatesque effrénée dans une ville livrée au pillage,

L'église de Saint-Martin, dans laquelle un peuple nombreux g’était réfugié, vit ses portes enfoncées ; prêtres et peuple avaient À peine gagné le clocher, que les flots pénctrèrent dans le sanctuaire. Déjà la fureur du fleuve ne rencontre plus d’obstacle: le pont de César, qui seul a supporté tout le choc, sc montre digne de son antique renommée, en étalant avec orgueil ses piles découronnées de leurs parapets modernes, La haute galerie du clocher, les toits des maisons sont couverts d'hom mes, de femmes et d'enfants, dans l’attitudo du désespoir. Autour d'eux, les maisons, À mesure quo l’eau les abandonne, croulent avec fracas, jetant leur poussière séculaire dans l'atmosphère humide, et montrant à nu leurs flancs hérissés de charpentes brisées, leurs pans sillonnés do suie. Le soleil, déchirant tout à coup Je voile épais de l’horizon, inonde d’uno fantastique et sanglante lueur cette scène de désolation. Au-dessous du vieux pont, -i6 immense maison ébranlée déjà chancelle sur sa base: un pan do muraille s'en détache aussitôt, et laisse voir, penché sur le lit de douleur de sa vieille mère, un jeur.e homme aux traits pâles et amaigris. “Fuis, mon fils ” ! s'écriait sans doute la pauvre agonisante ; mais lui l'étreint dans ses bras ct fait des efforts pour l’emporter: ses forces défaillent ; au même instant le reste de l'édifice croule et les entraîne, ainsi enlacés, dans le gouffre ; la mère ne reparaît plus ; lui, par un jeu crucl du hasard, tomba les deux jambes enfoncées dans un fragment de plancher qui les retenait serrées Comme dans un étau. En vain quelques Lommes généreux courent pour lui jeter une corde. Vite, vitel

le voici! il les voit; son bras 5e lôve. Die corde qui lui est tendue, mais son front se l'angle du pont : 60 | secours cst si près:

U sauveur ! il va toucher la heurte violemment Cuutre n sang eoule: qu'importe, il ne veut pas mourir, le il saisit convulsivement de ses deux mains l'angle de la pile... une seconde encore, et il est sauvé, Malheur! lu vagut l'enlève comme une plume légère emportée par le vent, Un faible cri, deux bras raides, une tête sanglante qui se jette violemment en arrière: telle fut la rapide et terrible apparition qui glaça les spectateurs, Après la mère et le fils, le fleuve dévora encore trois vigtimes, ete fut tout ; puis il retomba dans son lit aus ! | quitté, laissant Ja ville eouverte de ruines, d'écume et de vase, | Le lendemain, le beau ciel du midi avait repris sa sérénité : on trouva || le cadavre du jeune homme encore attaché au fatal radeau, au pied d'un | jenne saule que l'orage avait reverdi. L. Auez,

Q si brusquement qu'il l'avait

L'élève complètera le plan suivant :

n L [ Circonstances | antécédentes, ) {

a Lo NON N DANS LES Pynéxées. . 6 INONDATION DANS LES Pyn L'inondation. 2

Conséquences, À %

SE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V. p. 289). A—criTique, Conseils : Le style de ce récit cst très-simple au début et même un peu sec, Il s’animo ensuite, devient plus élégant et plus facile, ct enfin il cst émouvant vers la fn, Il faut insister sur ces Caractères ct donner des preuves do cette appréciation. D'ailleurs, on sent quo la valeur littéraire de cette pièce cest inférieure à tout ce qui a été vu jusqu'ici dans ce cours,

J.—ANALY

d.—COMPOSITION.

Incendie de Rome.

Plan de La Composilion.

farnvant pendant une nuit profonde ; Scène | désordre dans la fuite des incendiés : d'horreur À cris de désespoir des mères :

Courage de certains hommes.

INCENDIE de la partie près du Vatican :

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