L.—TEXTE À ANALYSER
Les insectes d’un jour sur l’'Hÿpanis et dernier discours de l’un d'eux.
Aristote dit qu'il y a sur ln rivière Hypanis de vivent qu’un jour. Celle qui meurt à huit heur
ph sa jeunesse ; celle qui meurt à cinq heures qu. | .bitude. !
petites bâtes qui no :8 du matin meurt en soir meurt en sa décré-
Su pati la pe ilau de se tant doit mort gran peut anté d'êtr de cc truct géné la di dane Su nis,t semb faire parts à eux A fn, | puisq n'ya mités auxqt espèc ce qu cette dépen tion a dente terrib même nuage Er d'une encore préser je vou et qui milieu (2; € du 861:
aussi |
TYLE,
e sentiment, La m
o variété d'idées ot 4 ent la terreur ct l'espé.
de, fait toucher du doigt
n, in.
ux rencontre la mort:
16 la messagirs de
nde d'où lui vient
S souffrances et Jos
font cortège :
r par ses réponses
Le nullement :
lors qui il cst :
chrétien qui attend
le l'éternité.”
de son soufle F
nor.tavec lui :
/U et tout entendu:
tombe la dépouille
{ien ;
parée de son Corps
ers les ciaux :
é des anges, elle
‘compense,
ion peut êtro traitée
t l’homme vertueux,
o le carnctèro de cet seconde partie est
nts dignes et nobles
le ciel et sos récome,
brebis égarée, 3, des
rnier discours de
petites bâtes qui ne lu matin meurt en meurt en sa décré-
Supnosons qu'un des plus robustes de ces Iypaniens fût, selon ces nations, aussi ancien que le temps même, il aura commencé à exister À la pointe du jour, et, par la force extraordinaire de son tempérament, ilaura été en état de soutenir une vie uctive pendant le nombre infini do secondes de dix ou douze heures, Durant une si longue suite d'instants, par l'expérience et par ses réflexions sur tout ce qu'il a vu, il doit avoir acquis une haute sagesse : il voit sos semblables qui sont morts sur le midi comme des créatures heureusement délivrées du grand nombre d'incommodités auxquelles la vieillesse est sujette, Il peut avoir à raconter à ses petits-fils uno tradition étonnante ile faits antérieurs à tous les mémoires de la nation. Le jeune essaim, composé d'êtres qui peuvent avoir déjà vécu une heure, approcho avec respect de co vénérable vieillard, et écoute avee admiration ses discours instructifs. Chaque chose qu’il leur racontera, paraîtra un prodige à cette génération, dont la vie est si courte, L'espace d'une journée leur paraîtra la durée entière des temps, et le crépuscule (2) du jour sera appelé dans leur chronologie la grande ère de leur création.
Supposons maintenant que co vénérable insecte, ce Nestor de l’'Hypanis,w peu avant sa mort, et vers l'heure du coucher du soleil, rassemble tous ses descendants, ses amis ct ses connaissances, pour leur faire part en mourant de ses derniers avis. Ils se rendent de toutes parts sous le vaste abri d’un champignon, ct le sage moribond s'adresse à eux de la manière suivanto: :
‘Amis et compatriotes, je sens que la plus longue vie doit avoir une fn. Le terme de la mienne est arrivé ; et je ne regrette pas mon sort, puisque mon grand âge m'était devenu un fardeau, et que pour moi il n’y a plus rien de nouveau sous le soleil. Les révolutions et les calamités qui ont désolé mon pays, le grand nombre d'accidents particuliers auxquels nous sommes tous sujets, les infirmités qui affligent notre espèce, et les malheurs qui me sont arrivés dans ma propre famille, tout ce que j’ai vu dans le cours d'une longue vie ne m’a que trop appris cette grande vérité, qu'aucun bonheur placé dans les choses qui ne dépendent pas de nous ne peut être assuré ni durable, Une génération a péri par un vent aigu : uno multitude de notre jeumesse imprudente a été balayée dans los eaux par un vent frais et inattendu. Quels terribles déluges ne nous n pas causés une pluie soudaine! Nos abris même les plus solides ne sont pas à l’épreuve d’un orage de grêle. Un nuage sombre fait trembler tous les cœurs les plus courageux.
“J'ai vécu dans les premiers âges, et conversé avec des insecte: d’une plus haute taille, d’une constitution plus forte, et je puis dire encore d’une plus grande sagesse qu'aucun de ceux de la génération présente. Je vous conjure d’ajouter foi à mes dernières paroles, quand je vous assure que le soleil, qui nous paraît maintenant au delà de l’eau, et qui semble n’être pas éloigné de la terre, je l’ai vu autrefois fixé au milieu du ciel et lancer ses rayons directoment sur nous. La terre était
(2) Crépuscule se dit à la fois de la faible lumière qui précède le lever du soleil et de celle qui succèdo à son coucher ; poétiquement on dit aussi l'aurore dans le premier sens. :
âges reculés, l'air bea
us vertueux (1).
!* Quoique mes sens soient affaiblis,
mmençai m
je prévois quela n à être enseveli dans
je pas flatté de l'espérance Quelle Magnificence dans les
cellules que je me suis moi-même creusées ! Quelle Confiance nav i es membres et les ressorts do leurs
ailes! Mais j'ai assez vécu pour ]n nature et pour la gloire, et aucun de ceux que je laisse après moi n'aura la même satisfaction en ce siècle de ténèbres et de décadence que je y Commencer, ”?
ANONvuE,
ais-jo join-
oig D PLAN pe LA COMPOSITION, L'élève Complèlera le plan Suivant :
lo [ Le dire d'Aristote, À 2
| | | de 3e Suppositions, re Les iNsecres D'UN JOUR
Go SUR L'Hypanis.
| Ses üSSertions, 4 30 | ÿ Discours | d du | à ani 0 vieillard. | Ses Souvenirs, rh 5o
| Ses dernières :
paroles, 3o
B.— ANALYSE LITTÉRAIRE.-Ré
pondre aux juestions (V. p. 289), () Quelle importance cet 4
bhémère (on appelle ainsi sectes) donne à sn Vie nnsée |! C'est notre F
un grand poète, le viciliqi Toujours
cette sorte d'inistoiro, et, comme l’a dit
Plaint le présent et vante lo passé,
UCoup plus Chaud,
est pas ; je Puis Ux à du mouvement. J’ai vu son pre.
Mier lever sur le so
Cons rêve d
‘air beaucoup plus chaud ! 4—CRITIQUE. hf . °# . .
oir l - 4 Conseils : Allégorie pleine de charme et de hauts enseignements. La e ne l'est pas ; je puis forme est simple, mais digne, distinguée même. Que de vérité dans ement. J'ai vu son pre. D cette comparaison de l'existence de l’homme avec celle de l’insecte ét je commenca: #4 d'un jour! Comme l’auteur nous fait bien sentir que le temps et les ve Sal mavie choses du temps n’ont qu’une valeur relative ! Carrière. Ila, pendant À > chaleur Prodigicuse, ot À ® D.— COMPOSITION. ‘e, et que sûrement vos À is : ; Ù ” a déclin ot une dimins. La nuit du nouvel an d’un malheureux. nature doit finir en : ‘ | z peu C + les ténèbres on mors Plan de la Composition.
La première nuit d’un nouvel an, un ik as flatté do l'espérance [ jeune homme rêve qu'il est parvenu
? Magnificence dans les :
o un « CT Le à la vieillesse ; elle confiance n’avais-je = |il médite sur l'emploi qu'il a fait des ressorts do leurs join. | S jours que lui a accordés la Provi- 2 vécu pour Ja nature £ { dence: [vie passée ; è après moi n'aura }y | ê il déplore les nombreuses fautes de sa décadence que je vois Eu Et père l'avait placé au début de ANONYME, | el deux routes :
Ge Æ | il a choisi celle du mal; [vivre.
S | (il demande au ciel de recommencer de (Q & Les jours du jeune libertin sont . À 20 a s comme les feux follets qu'il Jo | LU É aperçoit ; | S |= Jilest lui-même comme une étoile S | filante qu'il voit s'évanouir :
| | & | © |des somnambules lui apparais- | 10 sent ; [devant lui.
| | des spectres solitaires se dressent Le La NuIT | & | . [llse souvient de ses compagnons 20 DU | E £ d'enfance ; ; tions. À 3e NOUVEL AN 2 S |ilse rappelle les différentes direc- : D'UN alE tions qu'ils ont prises ; | Es MALHEUREUX. Æ 5 oh ! s’il l’eut voulu, il serait heule | 2 reux comme le sont ses bons:
d à parents ! [de plus en plus, enirs. | 3 | . de nouvelles angoises le pressent =: re Il s'éveille fort heureusement ; 5 La sa jeunesse n'est pas perdue ; - Le réalité, À il remarque qu'il faisait fausse route ; ères d ‘fil va désormais changer de conduite 3. 30 | . L et réparer ses fautes. :
tions {V. p 289) Moralité : Vous tous qui êtes égarés, revenez HAE EUU Ù dans le sentier de la vertu. : ER a one mortg d dt — Conseils : Il s’agit ici d’une fiction fort ingénieuse ; il y a dans ce li |
6 rêve d’un jeune homme qui se croit. arrivé au déclin de sa vie quelque | ASS L] Î
faut qu’il soit raconté d Le plan, bien suivi, donne tous
€ resque affreux, Les résolutions du ale, qu’il Convient d'exprimer 4 une manière énergiques
Autres sujets: 1
+ L’écolier et les fourmis ; 2, la fidêlité d’un épre gneul ; 3, la citadelle imprenable,
Leçon L.
L'TEXTE À ANALYSER
Le rocher et les Yoyageurs,
Un homme voyageait dans ] gros rocher, ayant roulé sur hors du chemin il n°
à montagne, il] arriva en un licu oi,
@ pouvait continuer S0n voyage à cause T pour se faire un Passage, et il se fn.
de ce rocher, essaya de le mouvoi
tigua beaucoup, et tous ses € Ce que Voyant, il s’assit plein de tristesse, et dit: * moi, lorsque la nuit viendra et
nourriture, sans abri, féroces sortent pour chercher leur proie ?’?
Que sera-ce de me Surprendra dans cette solitude, sang
à l’heure où les bôtes
tte pensée, un autre voyageur sur-
vint, et celui-ci, ayant fait ce qu'avait fait le Premier, et s'étant trouvé aussi impuissant à remuer le rocher, s’assit en silence et baissa la tête Et, après celui-ci, il en vint plusieurs autres, et aucun no put mouvoir le rocher, et leur crainte à tous était grande,
Enfin, l’un d’eux dit aux autres: ‘ Mes frères, prions notre Père qui
est dans les cieux : peut-être il aura pitié de nous dans cette détresse,”
Et cette parole fut écoutée, et ils prièrent de Cœur le Père qui est dans les cieux.
Et, quand ils eurent prié, celui qui avait dit: ‘ Prions,” dit encore! “Mes frères, co que chacun de nous n’a pu faire seul, qui sait si nous ne le ferons pas tous ensemble ?’?
(Oe - Et ils se levèrent, et tous ensemble ils Poussèrent le rocher, ct le rocher céda, et ils Poursuivirent leur route en paix. Voyageur, c’est l'homme : Je Voyage, c’est la vie ; le rocher, ce sont les misères qu’il rencontre à chaque Pas sur sa route, Auc:2 homme ne saurait soulever seul ce rocher: mais Dieu en a
mesuré le poids, de manière qu’il n'arrête jamais ceux qui voyagent ensemble,
La Mexvars,
vo
com dt auss saisi le co trion
relig comi a dej féren univ( prod:
dans
YLE,
ns un style un pen somnne tous les moyens de ‘ux. Les résolutions du morale, qu’il Convient