‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 65 sur 461 · T'élhopée, ou description des mœurs, fait connaître les · texte numérisé non relu

T'élhopée, ou description des mœurs, fait connaître les

} animaux, en désignant Iles caractères do leur instinct, et

l’homme, en décrivant ses quaiités morales ou ses vices.

Ethopée du Cheval, tirée du livre ds Job:

Le souffle do ses narines remplit do terreur. Il frappe du pied latcrre, il bondit, il s’élance avec audaco, il Court au-devant des hommes armés F il mépriso la pour, il brave les épées, Les flèches sifflent autour do lui; lo fer des lances ct des dards1o frappe do ses éclairs ; il écume, il frémit, il dévoro la terre, il n’est point effrayé du bruit des trompettes. Lorsqu'on sonne ‘la charge, il dit: Allons. Do loin il sent l'approche des guerriers, il entend la voix des chefs et lo bruit des armées.

141, Le caraclère est un portrait qui s'applique à une classe ; il à alors pour objet uno généralité d'êtres au lieu d'un individu : l’avare, l'égoiste, le fal.

145. Le parallèle consiste dans le rapprochement de deux portraits pour en faire ressortir les ressemblances ou les différences.

Richelieu, grand, sublime, implacable ennemi, Mazarin, souple, adroit et dangereux ami ;

L'un fuyant avec art ct cédant à l'orage,

L’autro aux flots irrités opposant son courage ;

Tous deux haïs du peuple et tous deux admirés.

Rècies. (q) La poésio fait moins usage du portrait que l’histoire et l’éloquence.

(b) Il faut bannir du portrait les traits généraux qui peuvent s'appliquer à tout autre individu.

(c) Pour qu'un parallèle plaise, il faut que les rapproche. ments soient saillants et naturels, et que les antithèses n'y soicnt pas prodiguces.

(d) Pour éviter l’antithèse dans le paralèle, an peut décriro d’abord plusieurs points du premier objet, puis venir à leur correspondants dans le second.

Lo tigre est plus à craindro quo le lion: celui-ci souvent oublie qu’il est roi, c’est-à-dire le plus fort de tous les animaux; marchant d’un pas tranquille, il n’attaque jamais l’hommo à moins qu'il no soit provoqué : ne précipite scy pas, il ne court, il no chasse quo quand la faim le presse. Lo tigre, au contraire, auoique rassasié do chair, semble tou-

62 PRÉCEDTES LITTÉCAIRES,

jours être alléré de Fa0g : sa furcur n’a d'autres interval'es quo coux du Cmps qu'il faut PCur drassor des cmbûches..., il désole le pays qu'il habite : il D6 craint ni les armes do l'homme... «—ByFFoN,

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