‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 70 sur 461 · DU NŒUD · texte numérisé non relu

DU NŒUD

152. On appelle nœud l’ensemble des faits secondaires d'une narration ; mais le plus souvent on désigne par ce nom une complication d'incidents qui nous tient vivement en suspens à l'égard du résultat.

Que le trouble, toujours croissant de scène en scène,

À son comble arrivé, so débrouille sans peine.

L'esprit ne so sent point plus vivement frappé,

Que lorsqu’en uii sujet d'intrigue cnveloppé,

D'un secret tout à coup la vérité connue

Change tout, donne à tout une faco imprévuc. Dorceau.

Rëcres. (a) Les généralités n'intéressent pas : lu narration doit donc abonder en détails ct arimottre mème les petites circonstances.

(b) L'action à décrire doit avoir quelque importance, autrement il faudrait l'omettre ou seulement l'indiquer en passant.

(c) En faisant un récit, il faut se représenter l'action comme si on l'avait sous les yeux, diriger son attention sur

lo principal personnage, le tenir sur lo premicr plan et faire tout converger vers lui,

DU DÉNOURMENT.

153. Le dénouement est le fait essentiel de la narration, lo point où le nœud aboutit et se résout.

RÈGLes. (a) Il faut préparer le dénouement sans l’annoncer: le mieux est généralement de ne je laisser apercevoir qu'en arrivant à la fin du récit.

(b) IL doit répondre aux promesses de l’auteur, c'est-à-dira être en rapport avec l’exposition et le nœud, ou même ütre plus important que ne font pressentir ces deux premières parties de la narration.

REMARQUE. S'il s’agit d’une narration badine, on peut s'écarter do cette règle.

L’anecdote suivante arrivée à l'einperour Gallion nous en offre un exemple :

PRÉCEPTES LITTÉRAINES,

Un marchand avait vendu de vraies : cette princesse irrit Gallion y con#entit et donn pour l’y livrer aux bôtes.

à l’Impératrice do fausses perles pour

e v à î xetn urbe, 74 , ée voulut qu on fitune ‘eu ple du foi rbe 4 exactituc à l’ordre de conduire le rarchaud surl arêne $ Le joaillier tremblait de

fous ses membres; AY importan les spectateurs ne souflaient d'attente, on croyait voir À chaque ins- Cette ri tant s’élancer de sa loge un lion, un tigre ou un Ours ; mois quellé fut î AT la surprise lorsqu'on vit paraître... un mouton. “out le monde se met 5 EL àrire. Zlatrompé, dit Gallien, et on de trompe.

(b) L'hi

(c) Il faut s'arrêter à temps ; particular

c'est-à-dire, autant que possible, ne rien mettre après le

aenoucment.

(cl Lo « e 2 énergique, DES ÉPISODES ET LES RiFLEXIOYS.

(d) Le t 154, On appelle épisode le récit d’un fait incident suborctonné

} toire: il os du bien ct } froid récit |

au fait principal de la narration, RÈGLES. (a) Les épisodes doivent être

placés avec goût ; il #. Te 1: DES laut es disposer de m

anière qu'ils ne nuisent en rien à l’ac-

Pour la Won principale : c'est dans le calme de la nuit, c'est pendant comen une Pavigation, c’est en altendant l'arrivée d'un Personnage V que &es faits secondaires sont généralement racontés. APPUI

(>; Les épisodes doivent être liés ne seraient que des hors-d’œuvre.

(e) Il ne faut pas développement.

155. On peut, quand on a pour but d'instruire, mêler des réflezions au récit, mais il faut observe: qu’elles soient Courtes, remarquables, naturelles, ressortant bien du sujet et placées de manière à ne Pas refroidir l'intérêt.

au Sujet principal ou ce les plaidoy ? Dans cett à leurs les plr Len restant v Il a sans c faits de lar appuie beau que glisser s

ies prodiguer ni leur donner un grand

Dos différentes Espèces de Narration.

D 156. On distingue la narration hislorique, qui comprend Ja

narration oraloire, la narration ficlive ou Poëlique, la narra-

8, La nc tion mire, la narralion badine ou conle.

Purement im

RècLes. (a) DE LA NARRATION HISTORIQUE.

(à) On exis à que de l'histo la disposition

157. La narralion hislorique est le sim avec ses principaux détails.

RècLes. (a) La vérité absolue est essentielle à | historique qui doit reproduire

ple exposé d’un fait

à narration

a DE (Il n'est les faits avuc SiiCorilé et de placer l'ex

eut, 50 jeter «

IS8CS perles pour “emple du fourbe, ind sur l’arêno ÿ s°8 membres:

exactitude: on ne doit omettro ni important propre à faire connaitre les personnages, ir à chaque ins-

Cotte règle, Cependant, ect subordonnée nn cet hanc', qui veul qu'on n'écrive le monde se met VE

dissimuler aucun trait

à celle de Ja converien de contraire à la modestie, (b) L'histoire Peut suppléer les dé Particularités connues,

(c) Le style de l'histoire énergique, Lantôt coupé et ta

tails que supposent les tant que pos-

doit être grave, mais rapide et ntôt périodique.

(d) Le ton passionné n'est point tout à fuit exclu de toire : il ost permis à tout homme de manifester du bien ct sa haine du mal :

} froid récit d’un acte Sublime ot

l'his- LE subordonné

son amour On n6 lirait qu'avec dégoût le 1 d'un grand crime,

Pour la narration historique, } coramencement ; le nœud, milieu et le dénouement, fin.

Narralion 0raloire.— Lo narration oraloire s'emploie dans les plaidoyers, les oraisons funèbres, les Panégyriques.

Dans cette narration les objets doivent être peints des cou- 2 leurs les plus propres à frapper l'esprit des auditeurs. Tout en restant vrai, l'auteur peu n'être Pas absolument impartial, D Il a sans cesse en vue l'intérêt de sa cause ct raconte les | faits de la manière la plus avantageuse à son dessein. Il

appuie beaucoup sur les circonstances favorables et ne fait à que glisser sur los autres,

ivec goût ; il

1 rien à l’ac- "est pendant Personnage

ntés.

ncipal ou ce

l'exposition s'appelle aussi

r un grand

, mêler des elles soient du sujet et

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