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L'apologue se distingue de la fable en ce qu’il emploie plus particulièrement les personnages allégoriques,
Les qualités de la fable sont :
(a) L'unilé. Tout doit tendre vers un même point, qui est la moralité de la fable.
(b) La vraisemblance. Supposé que les êtres mis en scène fussent doués de la parole et de l’action, ils devraient parler et agir Gomme dans le morceau,
(c) La clarté. Plus que partout ailleurs.
(d) La brièvelé. Comme dans tous les sujets allégoriques.
(e) La naïvelé. Elle permet de penser que l’auteur prend au sérieux ce qu’il dit.
La Fontaine est éminemment naïf, il nous dit avec tout le sérieux possible que les souris riront à l'enterrement du chat, qu’un vieux rat est expérimenté, parce qu’il à perdu sa queue à la bataille. Quelle bonhomie ! quelle crédulité ! quel cnfantillage !
Dans la fable !’ Homme et le Serpent, il dit : ‘“* L'animal pervers, c’cst le serpent que je veux dire ; ” puis il ajoute: “ Et non l’homme ; on
pourrait aisément s’y tromper,” exprimant ainsi toute sa pensée, quoiqu’elle pu:s8e déplaire.
Eh bien ! c’est cet air de bonne foi, ce sérieux avec lequel f mêle les plus grandes choses avec les plus petites, c’est l’importance qu’il donne à des jeux d'enfants; c’est l'intérêt qu’il prend pour un lapin, un pigeon, un rat, qui font qu’on l’admire et qu’on se passionne pour ce qu’il dit.