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négation de la convenance de ;’une avec l’autre, il y a dans toute proposition trois choses, à savoir deux lermes, ou mots dont chacun indique une des idées comparées, et le mot qui affirme la convenance des deux idées, ou qui, affecté d'un signe négatif, affirme lewr disconvenance. Le terme dont on aflirme que l'autre Jui Convient ou ne lui convient pas s'appelle sujet ; 1e terme que l'on affirme ou nie de l'autre, s'appelle altribut ; le mot qui indique l'affirmation s'appelle verbe.
Dieu est éternel.—T'homme n’est pas éternel. Dieu, homme, sujets ; éternel, attribut ; est. verbe,
Usage des Proposilions. Une Proposition prend différents OMS, suivant las usages auxquels elle est appliquée. On l'appelle Définitivn, lorsqu'elle explique une chose ;
# Division, ® indique les parties d’un tout :
Axiome, L manifeste une idée évidente par ellemême ;
Principe, exprime une vérité générale d'où en découlent d’autres ;
Lenme, prépare une démonstration ;
Théorème, énonce une question à prouver:
Problème, propose uno question à résoudre :
Carollaire, “ice la conséquence d’une proposition :
Scolie, explique une chose déjà connue ; Hypothèse, renferme une supposition.
De l'Opposition des Jugements.
187. On dit que deux jugements sont 0PPosés, où que deux Propositions sont Opposées, lorsque l’une nic ce que l’autre affirme,
Ii y a deux sortes de Propositions opposées : lus contradictoires et les contraires,
Deux propositions sont contradicloires, lorsque l’une dit exactement ce qu'il faut Pour détruire l'autre, rien de moins, rien de plus :
Gerson est l'auteur du livre de l’Znitation (1) ; Gerson n’est pas l’auteur du livre de l’Imitation.— Tous les Allemands sont musiciens : Los AHemands ne sont pas tous musiciens, — Tous Les Jeunes gens sont extra- Vagants ; Zl y a des Jeunes gens sensés.
() De l’Imitation de Jésus-Christ.
Deux propositions sint contraires, lorsque l'une des deux dit plus qu'il ne faut pour détruire l'autre (1):
Tous les jeunes gens sont extravagants ; Tous les jeunes gens sont sensés, ou Aucun jeune homme n'est extravagant.—Gerson « t l’auteur du livre de l’Zmitation ; A-Kempis est l'auteur du livre de l’/Zmitation.
— Les tragédies de la Harpo sont excellentes ; les tragédies de la Harpe sont détestables,
188. Il est évident que deux propositions, ou contraires, ou contradictoires, ne sauraient être vraies en même Lemps ; mais les contraires peuvent être toutes deux fausses, et il se pourrait qu'entre elles deux setrouvât la proposition vraie, c’est ce qu'on voit dans le dernier exemple :
Les tragédies de la Harpe ne sont ni détestables ni excellentes : elles sont médiocros.
189. Il n’en est pas de même des propositions contradictoires ; elles ne peuvent être toutes deux fausses ; et de ee que l'une est fausse, il suit nécessairement que l’autre est vraie; car elles se réduisent à cette formule : La chose est ou n’est pas; point de milieu. S'il est faux de dire qu’elle est, il est vrai de dire qu’elle n’est pas; s’il est faux de dire qu'ell: r'est pas, il est juste et nécessaire de dire qu’elle est {?!
TE it 00 il ne pleut pas: or, il ne pleut pas: donc il est faux de dire
ou 1T
Des Motifs de Jugement.