‹ Cours théorique et pratique de télégraphie électriqueChapitre 20 sur 92 · PRINCIPES DB TÉLÉGRAPHIE · texte numérisé non relu

PRINCIPES DB TÉLÉGRAPHIE

lion A et suit la marche cemXX* m' d' k' ; il traverse le récepteur R et le circuit se complète par h' T T z.

Quand la ligne n'est pas en transmission , les deux tiges des manipulateurs sont sur m d et m' d'.

On veut quelquefois que le récepteur de chacune des stations puisse accuser les signaux envoyés par cette station -en même temps que ceux du poste correspondant. Il sufiQt de placer le récepteur entre la tige mobile du manipulateur et la ligne.

Le manipulateur établit alors la communication allemativeqient avec l'un des pôles de la pile et Fig. w. avec la terre {fig, 49).

On envoie le courant sur la ligne en mettant la tige du mani^ pulateur M suivant la direction m c. En la plaçant suivant m d on reçoit le courant du poste correspondant. Dans les deux cas lo courant traverse le récepteur R.

Enfin pour quelques appareils il est nécessaire de pouvoir changer le sens du courant.

Le manipulateur doit pouvoir alternativement et à volonté remplir chacune des trois conditions suivantes :

4" Faire communiquer le récepteur avec le fil de la ligne (position de réception) ;

2® Établir la communication entre le pôle positif de la pile et le fil de la ligne, et entre le pôle négatif et la terre ;

3* Établir la communication entre le pôle négatif de la pile et le fil de la ligne, et entre le pôle positif et la terre.

On peut arriver au résultat par différentes dispositions. Nous en verrons un exemple quand nous décrirons les appareils anglais à aiguille.

La forme du manipulateur varie naturellement suivant les appareils qu'il est destiné à faire fonctionner. Le but qu'on doit se proposer d'atteindre est d'obtenir la plus grande concordance

TÊLÉGBAPHIE ÉLECTRIQUE.

|)OSsiblo entre les signaux que doit indiquer le récepteur et la manoeuvre qu*il faut faire pour rémission du courant.

RÉCBPTEUBS.

66. — Chacune des propriétés du courant (pourrait donner lieu à un appareil spécial, mais celles dont on fait ordinairement usage Font : l'action du courant sur Taiguille aimantée, Taimantation du fer doux et la décomposition des sels sous Tinfluence du courant.

Appareils à l'Aîgaille. ~~ Un simple galvanomètre tel que nous Tavons décrit au n"" iî suffit pour constituer un appareil télégraphique. Une aiguille aimantée placée dans un cadre autour duquel est enroulé un fil conducteur dévie sous Faction du courant, et le sens de la déviation dépend de celui du courant.

Dans la combinaison des signaux on fera donc entrer le nombre et le sens des déviations de Taiguille. Ainsi,. par exemple, deux déviations à gauche représenteront la lettre A, trois déviations à gauche la lettre B, une à gauche et une à droite la lettre D, et ainsi de suite.

67. — » Appareil! à éleotro-ainMint. — L'aimantation du fer doux, sous Taction du courant électrique, fournit une très-grande variété d'appareils.

Considérons {fig, 50) un électro-aimant

AB, c'est-à-dire un cylindre de fer doux autour duquel un fil de cuivre très-fin recouvert de soie fait un grand nombre de circonvolutions.

Au moment du passage du courant dans ce fil le cylindre s'aimante, et si une petite palette en fer doux CD mobile, autour d'un point 0, est placée vis-à-vis, elle est attirée. Dès que le courant est interrompu, l'électro-aimant n'attire plus la palette qui revient à sa position primitive, si elle est 1 Fig.' 50. 1 sollicitée en sens contraire par un petit res-

sort IH.

lïli —

PRINCIPES DE lÉLÉGRAPHrE. 69

L'éleclro-aimant conservant toujours quelques traces do magnétisme, le petit ressort doit avoir une tension un peu supérieure à Tattraction qui résulte de cette faible aimantation.

Il est nécessaire en outre que la tige de la palette soit arrêtée par deux petites vis m et n qui limitent sa course ; la vis m empêche la palette de céder à Taction du ressort IH.

It

Qu'on prolonge la <ige de la palette en la terminant par un petit marteau T ( /îy.

54 ), et qu'en face de ce marteau on 6xe ua timbre Y, chaque mouvement de la palette produira un son, et Ton peut imaginer un alphabet formé par la succession de ces sons. Un seul coup, par exemple, représentera la lettre A, deux coups rapprochés la lettre B, deux coups rapprochés suivis |3 d'un autre à un intervalle de temps un peu plus grand, la lettre^C, etc...

Enfin qu'on remplace le marteau placé â l'extrémité de la tige par une plume imbibée d'encre, un crayon ou une pointe f èche, et le timbre par un papier qui se déroule d'un mouvement uniforme, les signaux s'écriront sur cette bande. On pourra même alors faire varier la durée du passage du courant et obtenir des traits et des points qui donneront un alphabet plus simple que dans le cas précédent.

68. — Le mouvement alternatif de la palette peut être transformé en un mouvement de rotation. Concevons, en effet, à l'extrémité H de la tige de la palette {fig, h%) un ressort HR terminé par une B petite pointe R engagée entre deux dents de la roue dentée F, un autre ressort MN fixé en M empêchant d'ailleurs cette roue do tourner dans un autre sens que celui indiqué par la flèche ; chaque fois que la palette sera attirée, le

Fîg. 52.

ressort HR sera poussé vers la gauche et son extrémité R passera sur une dent voisine de la roue ; lorsque la palette reviendra à sa position^ la roue entraînée tournera d'un cran. S'il y a vingt-six dents et que devant chacune on ait écrit une lettre , chaque lettre passera successivement au sommet de la roue. La lettre A se trouvant par exemple en haut, un premier passage de courant autour de Télectro-aimant amènera la lettre B, un second la lettre C, etc...

La force magnétique qu'il faut développer pour faire tourner une roue, bien que faible, est souvent supérieure à celle que l'on peut obtenir lorsqu'on transmet à de grandes distances ; on a eu l'idée de faire produire la rotation par un mouvement d'horlogerie, c'est-à-dire un système de roues dentées engrenant les unes avec les autres et mises en mouvement par un poids ou un ressort '• L^une de ces roues, nommée roue d'échappement, est arrêtée par la tige de la palette, et à chaque mouvement de cette palette une seule dent peut passer.

Le nombre des dents correspondra au nombre de signes qu'on veut former, et les signaux ou lettres pourront être marqués sur la roue d'échappement.

Ordinairement l'axe de la roue d'échappement communique son mouvement à une aiguille placée à l'extérieur de l'appareil, et c'est cette aiguille qui indique les signes sur un cadran fixe.

69. — En résumé, les appareils télégraphiques fondés sur l'aimantation du fer doux sous l'action du courant ont tous une partie commune, savoir : un électro-aimant, une palette en fer doux R%ée à l'extrémité d'une tige mobile , un petit ressort de rappel et deux vis qui limitent la course de la tige de la palette.

L'aimantation qui reste dans l'électro-aimant après le passage du courant est d'autant plus forte que le courant a été plus intense, par conséquent la tension du ressort de rappel, qui doit dépasser d'une très-faible quantité l'attraction résultant de cette aimantation, doit varier avec l'intensité du courant. On fait usage

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