âectrlcîté due aux actions chimiques. — La quantité
d'électricité développée par le simple contact de deux métaux est extrêmement faible : elle est beaucoup plus grande quand l'un d'eux est remplacé par un liquide susceptible de donner avec l'autre une combinaison chimique. Ainsi une lame de zinc [jfig, 9], plongée dans l'acide sulfurique, se charge d'électricité négative, tandis que l'acide s'électrise positivement. Cette production d'élec-
tricilé n'est pas due au simple contact , mais elle tient à raction chimique elle-même qui s'arrête , en général , dès que la tension
a acquis une certaine intensité, et continue au contraire si on enlève l'électricité produite en réunissant, par exemple, le métal et l'acide avec un fil de cuivre*. ,
La formation des deux électricités ayant alors lieu indéfiniment, Fig. 0. la combinaison chimi-
que dure jusqu'à la réduction complète du zinc ^.
20. — Le zinc n'est pas ordinairement très-homôgène ; quand on le plonge dans l'acide sulfurique , la réunion des deux électricités peut souvent avoir lieu sans qu'il soit besoin de conducteur extérieur. Pour remédier à cet inconvénient, il est nécessaire, dans certaines piles, de le recouvrir d'une légère couche de mercure qui rend l'action chimique égale sur toute la surface ; c'est ce qu'on appelle amalgamer le zinc.
21 . — D'après ce qui précède on peut former une pile analogue à la pile à colonne, en séparant les couples d'acide et de zinc par un corps conducteur tel que le cuivre sans action sur l'acide qui remplit le même but que la rondelle de drap ; on obtient ainsi un appareil AB [fig, 40) , composé d'augets remplis d'acide sulfurique séparés les uns des autres par des plaques de cuivre et de zinc.
La tension aux extrémités se détermine de la même manière que pour la pile à colonne. Elle est proportionnelle au nombre des couples ou éléments et indépendante de leur surface. L'ex-