Aetion de la terre sur les eourants. — Un
courant rectangulaire ou circulaire, semblable à ceux des Bgures 21 et 22, sous Taction seule de la terre, prend une
-isr
Fig. 22.
direction 6xe telle que son plan soit normal à la direction de Taiguille aimantée et que, dans la branche inférieure, le courant marche de Test à Touest.
L'action de la terre est donc la même que celle d'un courant électrique qui parcourrait l'équateur de Test à l'ouest.
Au lieu d'un seul cercle , on peut en concevoir plusieurs placés
Fig. 2S.
parallèlement. Pour réaliser à peu près ce système, il suffit d'enrouler en hélice un fil conducteur {fig, 23). Lorsqu'un cou-
NOTIONS PBÊLIMlNAinES. 33
rant parcourt cet appareil qu'on nomme solénoïde , Taxe, ou la ligne qui passe par les centres de tous les cercles, se place parallèlement à Taiguille aimantée , et les parties inférieures de tous les cercles sont traversées par le courant de l'est à Touest. Les deux extrémités se nomment , comme pour les aimants , pôles ; Fun est le pôle nord et l'autre le pôle sud.
Il résulte encore de la première loi énoncée plus haut que les pôles semblables de deux solénoïdes se repoussent et que les pôles contraires s'attirent.
Enfin , un courant rectiligne agissant sur un solénoïde comme sur une série de courants circulaires, Taxe du solénoïde se place perpendiculairement à la direction du conducteur 6xe.
Tous ces effets s'observent facilement au moyen de l'appareil d'Ampère (fig. 47] qui permet de rendre mobile un solénoïde parcouru par un courant.
40. Slcctro-magnétîsme. — La grande analogie qui existe entre les aimants et les solénoïdes doit faire supposer qu'ils agissent les uns sur les autres de la même manière qu'ils agissent entre eux séparément. C'est, en effet, ce qui résulte de l'expérience. Le pôle d'un aimant attire le pôle contraire d'un solénoïde et repousse le pôle semblable ; de sorte qu'un aimant peut être considéré comme un solénoïde dont les cercles, lorsqu'il est orienté, sont parcourus à la partie inférieure par un courant allant de Test à l'ouest.
On peut dès lors prévoir les actions que les courants exercent sur les aimants. Cette partie de la physique se nomme électromagnétisme.
H, Aetîon des courants, sur l'aiguills aîmantée. -~ Une
aiguille aimantée, placée près d'un courant, est déviée ; elle tend à se placer normalement au courant. Le sens de la déviation change en même temps que la direction du courant.
Une règle extrêmement simple permet de se rendre compte dans tous les cas du sens de la déviation.
H faut se supposer couché dans le courant , les pieds placés du côté du pôle positif et la tète du côté du pôle négatif; en
TËLteBAPHIB ÈLE^TTRIQUE.
regardant Taiguille , on Terra toujours le pôle nord se mouvoir Ters la droite et le pôle sud yers la gauche.
L*aiguille ne peut se placer dans une position exactement perpendiculaire au courant à cause de Taction de la terre , mais elle 8*en approche d^autatit plus que l'intensUé du courant est plus forte et la distance moindre.
Une aiguille aimantée, mobile autour de son centre, au milieu d'un cadre ÂBGDB {fig.
24) traversé parle courant, est soumise aux actions déviatrices des quatre côtés du cadre ; il est facile de voir, en analysant, d'après la règle précédente, Teffet produit par chacun des Fig. 24. côtés, qu'ils tendent
toussa faire dévier Taiguille dans le même sens.
Si, au lieu d'un seul tour sur le cadre, le fil conducteur en forme plusieurs, les actions de chaque iour s'ajoutent et la force qui fait dévier l'aiguille est proportionnelle au nombre do tours.
At. aalvunoiiiètre. — Le galvanomètre est fondé sur ees principes; c'est un instrument qui sert à reconnaître le passage du courant électrique dans un conducteur. Il se compose d'une aiguille tiimantée placée sur un pivot (fig, 25), ou suspendue par un fil de cocon , au centre d'un cadhe autour duquel est enroulé, un certain nombre de fois, un fil de cuivre recouvert de soie; dans Tétat ordinaire, l'aiguille prend la position de Taxe magnétique et lé cadre doit être placé suivant la même direction; Dès qu'un courant traverse le fil, l'aiguille dévie et indiqué le sens du courant par celui de la déviation. Un limbe gradué et divisé en 360 degrés est placé sur l'instrument, et l'angle que forme l'aiguille avec sa position normale représente la déviation.
ROnOVS PBÉUMINAniES.
L*aiguiHe étant cachée par le cadre, on fiie ordinairement, sur Taiguille d'acier et à angle droit , une seconde aiguille en cuivre dont l'extrémité se meut au-desfus de Tare gradué.
Fig. ».
La déviation augmente avec Fintensité du courant, mais ne lui est pas proportionnelle; elle ne peut jamais dépasser 90^
On peut rendre le galvanomètre beaucoup plus sensible en plaçant au-dessus du cadre une seconde aiguille aimantée suspendue au même fil que la première {fig. 26) et dont les pôles soient disposés en sens contraire. L'influence de la terre est nulle sur ce système , et le plus faible courant suffit pour faire dévier Taigoille.
43. —lorsqu'on veut scsei-vir d'un galvanomètre pour connat« tre l'intensité d'un courant , il faut d'abord le graduer , c'es^à•
dire déterminer les déviations qu'il donne poirdes intensités connues d'avance.
Fig. 20.
Cette opération se fait aisément par Texpérience, soit directement, soit en prenant une boussole déjà graduée qu'on place dans le même circuit; mais on peut, au moyen de quelques modifications apportées au galvanomètre ordinaire, obtenir une boussole qui indique les intensités sans qu'il soit besoin delà graduer préalablement.
La boussole de Sinus ^ est celle qu'on emploie le plus générale-
1. Le sinus d*an angle ABC est le rapport de la longueur DE de la perpendiculaire abaissée sur un des côtés par un point D de l'autre côté à la longueur
BD. Il cxUtc des tables qui donnent la valeur des sinus pour tous les angles de 0' à OO*.
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
ment ; elle différa du galvanomètre ordinaire en ce que le cadre est mobile {fig. ?7).
Fig. 27.
Quand Taiguille dévie sous Taction du courant, on fait tourner le cadre en l'avançant sur Taiguille dont la déviation augmente naturellement ; mais en continuant à déplacer le cadre dans le même sens, il arrive un moment où Taiguille 8*arréte dans son plan. L'angle de rotation du cadre représente la déviation.
Les intensités de deux courants sont proportionnelles aux sinus des angles de déviation qu'ils produisent avec la même boussole *• Ainsi, supposons que deux courants donnent 30*^ et 45*", les sinus de ces deux angles étant 0,50 et 0,70, les intensités seront entre elles comme les nombres 5 et 7.