‹ Cours théorique et pratique de télégraphie électriqueChapitre 80 sur 92 · SUR LA FORCE MAGNÉTIQUE DÉVELOPPÉE DANS LES ÉLBCTRO-AIMANTS · texte numérisé non relu

SUR LA FORCE MAGNÉTIQUE DÉVELOPPÉE DANS LES ÉLBCTRO-AIMANTS

La force magnétique développée dans un électro-aimant est proportionnelle à l'intensité du courant et au nombre de tours que fait le fil autour du fer doux, lorsque l'éloignement ne dépasse pas une certaine limite qui, pour les électro-aimants employés en télégraphie, est d'en • viroD 12 millimètres. A partir de cette distance, l'influence du courant décroit rapidement.

Le volume que doit occuper le fil autour d'un électro-aimant est donc limité, et, si l'on vent augmenter le nombre de tours, il faut diminuer la section du fil.

Cela posé, il est facile de déterminer la condition qu'il doit remplir pour développer la plus grande force magnétique quand la résistance extérieure est connue.

Soit u la résistance que présenterait le fil s'il était disposé de façon à ne faire qu'un seul tour sur le fer doux, en occupant tout le volume compris dans la limite d'action. Si on le divise de façon à faire deux

k2k TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE.

tours, la section sera réduite de moitié et la longueur sera double, la résistance sera donc Au.

S'il fait n tours, la résistance sera n*tt.

F étant la force électro-motrice et R étant la résistance do circuit en comprenant celle de la pile, l'intensité du courant est :

et la force magnétique : A » ni,

nF

R + n^u Lorsqu'on fait yarier n, la force magnétique A change ; elle a sa plus grande valeur lorsque :

Rsn*u(l) on R=af.

Ainsi la disposition la plus favorable du fil autour de rélectro-aimant conespond au cas où sa résistance est égale à celle de toute la ligne. La force magnétique a peur valeur

Cette loi n'est pas parfaitement exacte quand le nombre de tours doit être très-considérable, parce que nous n'avons pas tenu compte de la soie qui entoure le ûl et qui occupe nn certain volume.

Elle doit d'ailleurs être modifiée lorsqu'il existe en certains points de de la ligne des dérivations.

Prenons pour exemple la ligne ANE (fig, 92} en nn point N de laquelle se trouve une dérivation NH.

Désignons par a la résistance PAN, celle delà pile étant comprise; par & la longueur NB, par c la résistance de la dérivation NH, et par r la résistance du fll qui entoure l'électro-aimant E, r=n*u.

La résistance totale du circuit est :

et l'intensité du courant suivant AN, 1. Foir la note 6 dans laquelle se trouve une équation semblable.

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