‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 11 sur 68 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

confesse qu'il ne l'entend qu'à demi. « Entre nous, écrit-il à Damiron, la clarté n'est pas le talent de Cousin. Pour peu qu'il continue, il lui faudra un dictionnaire pour sa langue. Il y aura des adeptes, des initiés comme aux mystères d'Eleusis, et la foule restera à la porte du temple, parce qu'il ne lui aura pas été donné de contempler la divinité. C'est une triste philosophie que celle-là. Je ne l'entends pas de cette manière. Je ne dis cela que pour vous. Bien des enthousiastes me prendraient pour un petit esprit. Au reste, je ne refuse pas le jugement. Il est bon de parler pour certains petits esprits; on n'y perd rien auprès des grands1.» Il avertit les disciples de la nouvelle école qu'ils risquent de s'égarer dans de vaines recherches, et leur conseille d'imiter l'exemple de Socrate. et de ramener leur philosophie du ciel sur la terre. Il engage Damiron à ne pas trop jurer sur la parole du

i. A Damiron, 19 juillet 18ls.

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