‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 18 sur 68 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

vous improvisent les mondes et les gouvernements en deux ou trois pages maussadement écrites1 ». Et c'est Cousin qu'il accuse de souffler cet esprit de fronde. « Mon ami, écrit-il encore à Damiron, la sagesse n'est plus à FÉcole. Cousin est pour beaucoup là-dedans. Il s'est passionné pour l'indépendance. Il trouve mauvais le livre de Darmaing2, mais les principes sont bons, dit-il ; et, dans un de ses moments d'illuminé, il s'écriait : — Mes amis, attachez-vous à bien écrire; nous sommes appelés à défendre la cause de l'indépendance ; nous n'avons que notre plume. Il y aura de l'honneur à être accusé. Nous irons briguer la faveur de paraître sur le banc. — Dans d'autres moments, il répétait qu'il paraîtrait près de Darmaing, qu'il paierait l'amende. Tout cela n'est guère propre à mettre de la sagesse dans les têtes. Il en est

grand besoin pourtant3. »

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