INTRODUCTION LV
blic, et spécialement aux amis des études philosophiques, les chapitres consacrés aux trois principaux représentants de l'Ecole spirituaiiste.
Sans rien apprendre peut-être de tout à fait ignoré, ils éclairent de quelques traits nouveaux ces figures déjà connues. Cousin y est pris sur le vif et dessiné avec une vigueur et un relief qui n'excluent pas la malice; Jouffroy y est montré avec ce mélange de mélancolie intense et de franche et naturelle gaieté, qui fait l'originalité peu connue de sa physionomie; Damiron, dans sa sagesse souriante, sa douce sérénité, sa rare autorité morale. Ils sont aussi de nature à fixer les idées sur un certain nombre de points qui intéressent l'histoire de la philosophie. C'est ainsi que, chez le maître comme chez ses deux principaux disciples, ils nous révèlent, au déclin de la vie, une évolution de la pensée qui, sans les amener jusqu'au christianisme, les en rapproche pourtant de plus en plus. Enfin, bien qu'inachevées, parfois