Saint Jérôme
Le lendemain est Saint-Jérorae, Faut de l'argent à l'homme. (P.)
Octobre.
ler. Saint Suliac. — Une commune de l'Illeet-Vilaine porte le nom de ce saint, auquel on fait des neuvaines pour les fièvres. Il préserve aussi les animaux des épizooties.
Sur la légende de Saint-Suliac, cf. M''"'^ de Cerny, Saint-Stiliac et ses légendes, p. 13.
3. Sainte Blanche guérit du mal blanc, sorte de pourriture aux doigts. Il y a à Saint-Cast une chapelle en ruine dédiée à sainte Blanche ; on y vient en pèlerinage d'assez loin. Cette sainte Blanche est l'héroïne de légendes que j'ai rapportées dans mes Petites légendes chrétiennes, publiées dans la Revue de l'histoire des religions, 1885,
9. Saint Denis. — A la Saint-Denis, là où lèvent se couche le soir, les trois quarts de l'année il est. (E.)
A la Saint-Denis, Tout soitier s'allie ; A la Saint-Simon (28), Faut mett' en limon.
On appelle soitiers les petits cultivateurs qui s'associent plusieurs ensemble pour les labours.
l'année 20$
A la Saint-Denis,
Il y va le père et le fils ;
A la Saint-Simon,
La mère et la fille y vont.
Cela se dit en parlant des objets de commerce exposés des foires tenues à ces deux époques.
25. Saint Crépin. — Le jour Saint-Crépin, patron des cordonniers, les cordonniers, dans les petites villes, font dire une grand'messe, qui est suivie d'un repas fait avec l'argent ramassé tout le reste de l'année pour servir à cette fête. C'est en parlant de ce jour-là qu'on chante la chanson :
Le jour Saint-Crépin,
Mon amin.
Les cordonniers se frisent Pour aller voir Catin Qu'a brûlé sa chemise. (P.)
Octobre à ta fin, J'avons la Toussaint au matin. (P.)
Quand octob'e prend fin,
La Toussaint est au matin. (D.)
Quand octob'e prend fin, Onze jours après j'avons la Saint-Martin. (P.)
Novembre.
ler. Toussaint.
Telle Toussaint, tel Noël.
Si l'on va faire la cour à une fille le jour de la Toussaint, on ne la revoit plus vivante. (D.)
On dit que les âmes des ancêtres reviennent le jour de la Toussaint. (S.-C.)
2. Commémoration des Morts. — On assure que la nuit entre la Toussaint et le jour des Morts l'église est illuminée, et que les défunts assistent à une messe nocturne célébrée par un prêtre fantôme. (S.-C.)
Cf. mes Traditions et superstitions, t. I^"", p. 225, et La Mort en voyage, dans Archivio per leTradi:{ionipopulari, 1885, p. 421-433.
J'ai connu un pays où, pendant toute la semaine des Morts, bien peu de personnes osaient sortir de chez elles après la nuit close, de peur de « voir » quelque défunt. Il me fut impossible d'avoir des conteurs, bien que j'eusse offert de les reconduire moi-même jusqu'à leur porte. La semaine passée, ils revinrent en foule, et quelques-uns d'entre eux m'avouèrent qu'ils avaient peur de sortir avant la semaine écoulée. (S.-C.)
l'année 207