‹ Coxalgie tuberculeuse et son traitementChapitre 49 sur 69 · DE LA RÉSECTION DE LA HANCHE · texte numérisé non relu

DE LA RÉSECTION DE LA HANCHE

La résection de la hanche est une opération de nécessité, réservée à la coxotuberculose siippurée et fistuleuse ne pouvant guérir par les autres moyens.

L’indication unique, pour ainsi dire, de la résection a été formulée déjà précédemment. Elle est tirée de l’abondance et de la persistance de la suppuration.

Déterminer à quel moment une coxalgie cesse d’être guérissable sans intervention opératoire est un problème délicat et même, croyons-nous, insoluble si l’on en juge d’après les faits observés. Tel cas, pour lequel on aurait à peine osé tenter la résection, a fini par guérir spontanément, contre tout espoir pour ainsi dire. Mais les faits de cette espèce sont des exceptions qui ne doivent pas servir de guide dans la pratique.

Dès que l’on a vu la suppuration persister de longs

résection.

générale, la résection devient urgente^ Attendre Is bngtemps serait mettre le malade dans des conditions défavorables. Car les altérations osseuses au lieu se réparer, s’étendent et la santé generale s altéré.

Dans certains cas graves, on ne peut pas attendre longtemps après l’ouverture des abcès. L abondance et le Caractère infectieux de la suppuration commandent une dTc ioTplus prompte. Si l’on attend un certain temps amès l’établissement d’une fistule articulaire, c est que le malade conserve encore quelque f ® ^

sans opération. Mais cette attente, je le répété, ne doit pas être prolongée jusqu’à la période où la santé generale L trouve compromise par Dégénérescences et où la guérison locale est devenue difficile a cause de l’étendue et de la gravité des altérations articulaii es.

E^nmot, la rfsection ne doit pas être mise enreserve pour les cas désespérés. On la pratique a temps si Ion veut en obtenir de bons résultats.

Le problème des indications opératoires s est souvent posé devant nous sous une autre forme.

^ Nous avons reçu à l’Hôpital maritime plusieurs malades

dont l’état général offrait une telle gravité que les chances d’un succès opératoire semblaient minimes. Si 1 éprouve quelque difficulté pour marquer le moment ou la iLcli.» commence à «ce indiquée, pcul-on d.re sens

hésitation à quel moment elle cesse de 1 etre .

Pour plusieurs chirurgiens l’albuminurie est une contre-indication opératoire. Nous n’acceptons pas cette règle. En ce qui concerne les enfants, nous avons constaté que l’albumiimrie n’augmente pas sensiblement la mortalité opératoire immédiate. Nous préciserons ce point

dans la suite. Chez l’adulte, l’albuminurie n’est pas non plus une contre-indication absolue; témoin l’exemple, rapporté parM. Kirmisson, d’une malade que j’ai observée à l’hôpital Necker lorsque j’y étais chef de clinique. Cette femme, âgée de vingt-cinq ans environ, et atteinte d’une coxalgie fistuleuse, avait des urines albumineuses. Sa santé générale était profondément altérée et sa vie compromise. A mon instigation, M. Kirmisson consentit à lui donner la seule chance de guérison qui lui restait, une résection de la hanche. La malade survécut à l’opération et je l’ai revue plus tard avec une suppuration réduite à une fistulette insignifiante et avec un état général excellent : l’albuminurie avait cessé. Ce fait montre que l’alfciimimirie n’est pas même chez l’adulte une contre-indication absolue à la résection.

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