TOUS
GOBILLON.
Eh quoi! ce monsieur de Saint-Albin, si bien mis... décoré de plusieurs ordres!...
LE BRIGADIER, monttrant Chabit de Félicien.
Vous les voyez encore à son habrt. [à Félicien.) Allons , vos papiers!...
FÉLICIEN, à part.
Oh! mon serment, voilà tes conséquences ridicules... [fouillant dans sa poche. ) Il doit avoir des papiers ignobles. ( présentant des papiers, ) Voilà.
LE BRIGADIER, ouvr ant les papiers.
Qu'est-ce que je disais?... Crédeville!... Voyez! (// le montre d tout le monde.)
FÉLICIEN
Mais ce n'est pas moi...
GOBILLON.
Certainement,.- c'est l'autre... mon gendre de ce matin... puisqu'ils ont changé de vêtemens!... (se retournant vers la table.) Eh bien \... il a disparu!
TOtS.
Disparu !
LE BRIGADIER
En voilà assez, brave homme!... [ùFélicien.) Allons, suiveznous.
CHœVB.
Air de l Ecole de Etienne .
Aventure cruelle!
Devions-nous voir ici Celle noce si belle Se terminer ainsi ?
GOBiLLON, suivant le brigadier, en montrant A nnetle.
Voyez, voyez ses larraes :
Montrez, par charité, Du beau corps des gendarmes La sensibilité.
CHOEUR , suppliant le hrigadier.
Aventure cruelle ! etc.
( On entoure le brigadier qui cherche à se dégager. — Loupin n'a pas quitté la table ni cessé de manger. — Tout d coup Crédelille sort de dessous la table vis-à-ris le public, déguisé en marmiton. — // 7i'a plus, d'habit , plus de moustaches ; il est coiffé du bonnet de coton de Félicien , et sa serviette lui sert de tablier. — It t'emparc de deux plats vides et s'élance vers ta porte du restaurant.)
CRÉDEViLLE, criant.
Servez la triture toute chaude, servez! ( Il passe rapidement à travers les convives et disparait. )
LOTJPIN, la bouche pleine.
Il est envolé! O grand hoinme! grand honntie !