‹ Crédulités; comédie en trois actesChapitre 22 sur 89 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

AUBERTIN

Si, inadenioiselle. Voici la copie de l'acte que je dois vous notifier.

BARBE

Pouvez-vous me donner toul de suite quelqu'argent?

AUBKRTIN.

Je puis dès niaintenani mettre tout ce que vous voudrez à votre disposition.

B A li B E .

Ce que je voudrai... Combien est-ce ?

AUBKRTIN.

Deux... trois cent mille francs, plus encore!... Tout ce qu'il vous faudra. Et dans huit jours vous aurez le tout.

BAHBE.

Voulez-vous me rendre un service?

AUBKRTIN.

Je vous suis toul dévoué, madetiioiselle.

BARBE

Alors, écoutez-moi. Vous allez vite sortir d'ici. Je ne veux pas qu'on sache l'héritage, au moins provisoirement.

AUBERTIN

Bien.

BARliK.

En sortant vous allez acheter un piano que vous ferez envoyer à M. Pierre Aumont, chez M. Nevoly, fabricant d'objets de piété. Vous paierez le piano

32 CKÉDU;-ITÉS

sans dire qui vous êles. Le piano devra èlre apporté ici demain au plus tard. Prenez le plus beau. Le prix ne fait rien.

AUBERTIX.

J'ai compris.

B.\RBE.

Il y a un apparleuient à louer dans la maison sur le même palier. Louez-le et dès ce soir installez là uu homme sûr qui aura pour mission d'exécuter mes ordres sans discussion sans chercher à comprendre.

AUBERTIN

Entendu.

Page 1