ACTE DEUXIÈME
BEHTHE.
Noi;, papa.
XKVOLY.
Cherche bien ! Tu t'informais du costume du mousieur blond. Pourquoi?
BERTHK.
Pour rien papa, pour rien, je t'assure. Je pensais aux aiiires tutélaires.
BEIITIIE.
Je me disais que peut-être un ange était venu.
XEVOLY.
Tu es folle ma fille.
BERTIIE.
Mais non papa !
MADELEINE
Ce n'était pas un ange puisqu'il avait un pardessus gris.
M AD a:\ie nevoly.
Dis à ton père tout ce que tu sais, si tu sais quelque chose.
BEHTHE.
L'autre jour, petit Pierre m'a dit qu'il allait avoir un piano, qu'il avait une baguette, je ne sais quoi ,de magique. Naturellement, je n'y ai pas fait attention. Madeleine lui a dit en se moquant : fais donc venir un chapelet pour Berlhe avec des perles fines et des
Sii CRÉDULITÉS
diamants parce que j'ai égaré le mien. C'est tout ce que je sais. C'est 3Iadeleine qui a eu cette idée.
MADELEINE
C'est vrai. papa.
Nos filles sont incapables de mentir.
MADAME NEVOLY.
Incapables absolument.
NEVOLY.
J'entrevoyais un amoureux.
MADAME NEVOLY.
Que dis-tu? Vu amoureux honnête n'agirait pas ainsi... Un aulre non plus... Puis le piano est pour Pierre...
NRVOt.Y.
Cest juste. Ce serait folie de s'arrêter à l'enfant. Barbe est dans l'impossibilité de dt'-bourser pareille somme ; 08.000 francs c'est le chiffre énorme qui m'empêche de comprendre.
BERTHE
Maman, c'est peut-être Saint Antoine de Padoue ?
NEVOLY.
Qu'est-ce que lu lui as fait à ce saint pour qu'il l'envoie un bijou de ce prix?
Hiï.RTIIE.
Hier, j'ai égaré mon chapelet. J'ai fait une offrande à Saint Antoine de Padoue pour qu'il le retrouve.
MADAME NEVOLY.
Eli liicD? T.: Tas relrotiv,'?