ACTE DEUXIÈME
veut dire. J'ai déjà fait toutes les suppositions... Unç encore... par acquit de conscience. Ne serait-ce pas vous qui auriez voulu faire plaisir à Berthe?
MINORKr,.
Non... non... et je le regrette... Je serais riche si je pouvais donner à ma jolie filleule de pareils bijoux. Expliquez-moi comment ils sont venus ici.
MADAME NEVOLY.
Très simplement. Des employés du fabricant, le bijoutier a apporté lui-même le chapelet. Nous avons les factures acquittées.
KEVOLY.
La personne qui a fait ces achats, un jeune homme distingué, blond, a donné l'adresse très exacte puis il a payé sans un mot d'explication.
MINOREL.
Vous allez recevoir une visite, une letlre, une carte, quelque chose. Ces objets sont d'une grande valeur, il n'y a qu'à attendre.
Est-ce que vous ne croyez pas au merveilleux, en consciencieux marguillier que vous êtes?
MINOREL.
Pas à ce merveilleux-là.
NEVOLY.
Tout le merveilleux se ressemble.
MINOREL.
Non, mon ami, non, il y a le vrai et il y a le faux. Vous parliez de baguette magique... Je pense bien
que personne ici n'a prêté la moindre allenlion à cet eofanlillage.
NEVOLY.
Sans doute c'est un enfantillage, mais le piano est là, le chapelet aussi.
MINOREL.
L'explication de ces faits qui vous intrigue va se produire tout naturellement. 11 suffit d'avoir un peu de patience. Interrogeons petit Pierre.
MADELEINE
Je vais le chercher.
MINOREL.
Il faudra bien qu'il nous dise quelque chose. Nous ne devons pas admettre ces faits bizarres sans les contrôler sérieusement.
Oh! oh! Minorel, prenez garde! vous sentez le roussi. Contrôler des faits extraordinaires! bigre, comme vous y allez!