ACTE DEUXIÈME
NE VOL Y
Je veux une carte postale chaque jour avec le timbre des pays que vous traversez.
SIGRE.
Vous êtes méfiant, M. Nevoly.
NEVOLY.
Non, c'est pour ma collection.
Mettez mille francs de plus.
XEVOLY.
Soit. Qu'est-ce que vous écrivez sur ce carnet?
Des chiffres. C'est un terne.
XEVOLY.
Un terne !
SIGRE.
Oui. Nous n'avons rien à nous cacher... Je joue le lolto à Rome. Je ponte les premiers chiffres qui nje sont dits dans la journée, naturellement sans que le jeu soit en cause. Cela me donne un iambe, un terne, un quaterne, un quine. Je vais jouer samedi le terne 10-20-5 que vous venez de me donner J'enverrai une t'épcche à Rome.
XEVOr.Y.
Je comprends la passion du jeu... mais vous croyez à l'influence d'une parole dite au hasard?
Le jeu^ c'est le hasard, il n'a pour règle que le bas. rd môme. Vous m'avez dit des chiffres sans pré-
08 ci:i':i)ULiTÉs
inéditalion, c'est ce qu'il faut. Tous ceux que vous nir direz maintenant seront mauvais. Le terne 10 20 .'j sortira, cela est certain.
NEVOLY.
Dites donc, Victoire tire les cartes.
SIGRE.
Ne raillez pas. Ma conviction est inébranlable. Elle est faite de raisonnement.
NICVOLY.
Vous raisonnez avec le hasard! soit! On ne se doute pas de ce qu'il y a des gens crédules. Quand partezvous pour Jérusalem ?
.SIGRE.
Le plus tôt possible. Je vais faire la demande de substitution de personne, organiser la cérémonie de départ. C'est l'affiiire de huit jours. Il n'y a pas de temps à perdre.
sr:i:xE xvii
Les MÉMEi, MLNOUEL, pui. MADAME NEVOLY.
BERTIIE, MADELEINE.
MINOREL, entre.
Je sors de chez moi ! Ils y sont ! Je les ai touchés ! Je ,=uis bouleversé.
SIGRE.
Oaoi donc?