ACTE PllEMIER
MINOHEL.
Mon Dieu ! vous pouvez avoir raison. Dites cela à Nevoly, vous êtes de la famille.
Mais vous aussi, vous êtes le parrain d'une de ses tilles. Vous êtes son vieil ami. Moi, il ne m'écouterait pas.
MINOIIEL.
Croyez-vous ?
BA.UBE.
J'en suis sûre. Je n'ai rien à vous cacher... Vous connaissez ma situation ; lorsque mon cousin Nevoly m'a installée ici avec mou pauvre petit neveu que j'avais moi-même recueilli à la mort de son père et de sa mère, il nous a, à proprement parler, tirés tous deux de la misère... Je lui serai toujours reconnaissante... Seulement nous vivons en marge de la famille. Pierre a été pris eu grippe par les jeunes filles,, ma cousine souvent souffrante, nerveuse, ennuyée, perdue dans ses pratiques méticuleuses d'une bigoterie exagérée, ne peut tolérer cet enfant sans savoir pourquoi... Je dis cela avec une grande tristesse, car je voudrais aimer cette famille et pouvoir lui rendre quelques services.