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Plus l’évaporation est rapide, plus l’eau est chargée de sels, plus grande est la production de l'ozone. M. Stabel a constaté que l'ozone s’accumulant dans l'in- - halatoire, s'y trouve en quantité plus considérable qu'autour des bâtiments de graduation et à plus forte raison que dans l'atmosphère ordinaire.
De fréquentes observations faites avec l’ozonomètre de Schæœnbein, ont établi la richesse de l’ozone dans l’atmosphère de l’inhalatoire. — Elle dépasse de quatre dégrés celle qui existe à 400 mètres de distance à l’air libre et d'un degré celle qui existe à l'extérieur tout près de l'inhalatoire. |
Par sa puissance oxydante, l'ozone détruit rapidement les organismes inférieurs qui provoquent la putréfaction ; il purifie done l'air et permet de dire qu'une atmosphère aussi riche en ozone que l'est celle de l’inhalatoire, est très favorable à la- santé. C’est parce qu'il arrête la putréfaction que l'ozone a produit de si excellents résultats dans les cas de bronchite putride et de gangrène pulmonaire. Sous l'influence des inhalations de ce gaz mêlé à l'air, on voit l'odeur et la quantité de l'expectoration diminuer rapidement et l'état général s'améliorer.
D’après les expériences du professeur Binz de Bonn, l'ozone jouirait encore d’une autre propriété, celle d’être un gaz calmant.
Les observations cliniques recueillies dans l’inhalatoire, semblent confirmer l'opinion de Binz. Les malades, atteints de catarrhe du larynx, du pharynx ou des bronches, les emphysémateux et les asthmatiques éprouvent à la suite de leur séjour dans ce milieu ozoné, une sédation, dont ils se louent et dont ils recherchent avidement les bienfaits.