‹ Cri-Cri, ou, Le mitron de la rue de l'OursineChapitre 6 sur 26 · CRI-CRI, GOBELIN · texte numérisé non relu

CRI-CRI, GOBELIN

Te v'ià, Cri-cri, tout seul ? jVia ben aise de te trouver,

Cii'-C'î i.

Ca n'est pas d'refus non plus.

G o B £ l r N. J'ai laissé, pour le venir pailer , trois cuves de teinture sur le feu , qui chauffent , pleines rases. C a r - C r i.

Ça fait qu*alles n'géleront pas.

Tu n'es pas sans t'apercevoir que ta maitresse est gentille à dévorer ?

Et ça vous donne appétit , pas vrai ?

T'as mis le nez dessus.

Faut pas l'avoir long pour ça.

Si t'es genti' , tu m'aideras....

A la faire donner dans le godau, pas vrai ?

Fi donc! fi ! fi ! Je l'aime en tout bien tout honneur, et, si je pouvois, à force de la poursuivre, lui rendre le cœur battant pour moi, c'est en qualité d'époux que je veux répondre à sa palpitation.

A ce que vous dites ; mais je crois que l'mariage fait dessus vous le même effet que dessus les autres.

AlR : J' conviens avec loi , mignone.

Quand on sonne c'te parole ,

Adieu l's amoureux ; J'vous plante !à leux idole :

Cest-i pa zliontenx ?

C'est coin m' des oiseaux d" passage ,

Sur un toit perchés : Dès qu'on leux montre la cage .

Le9 v'ià dénichés.

Et, d'ailleurs , i'faut à not' bourgeoise un mari qu'ait bon dos ; a n'veut plus porter la hotte.

Eh ben ! je la porterai sur mes épaules.

Folie Grivoise. ii

Qui ? not' bourgeoise ?

Eh ! non : l'hotle.

C'est pas l'embarras ; j'incline pour vous. ( A part. ) Faut li couler la bosse. ( Haut. ) Mais Du buis l'a rendue sensuelle , et, à moins de découvrir qucut chose...

En-dessous , pas vrai ?

C'est le moins dangereux.

Des batteries couvertes.

On n'ies voit pas ; c'est pus difficile à parer.

S'il allo't se promener, le scir , le long de la rivière des Gobeiins , par-derrière, un croc-en-jàmbe , et pouf , v'ià le coco dans le bassin !

Oui ; mais on vous feroit de mauvaises affaires.

C'est égal , je saurai l'obliger zà faire le pavé propre, et, si je ne trouve pas , j'inven'erai.

Eermez-lui le bec , je me charge de vous.

Eais , mon homme, et je te mettrai en couleur tout ce que tu voudras.

Pardine , ça se trouve ben !

Air de la Fanfare de Saint-Cloud.

Après la mort de mon [ère , J'héritai d'un habit noir ; Dans mon état, j'ai beau faire, Il est poudré chaque soir.

Vous pouvez, en homme habile, Lui sauver cet accident , Et ca vous s'ra ben facile, Vous n'avez qu'à l'teiudre en blan»*

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