SCÈNE PREMIÈRE
L Orchest e joue l'Air : Et l'amour vient sans qu'où y pense.
TURLURE , LA LORRAINE.
LA LORRAINE
Non 1 plus de Saint-Pe'trin . . . Tais- toi donc , Turelure , Et ne me parle plus d'amour ni d'aventure : Je te défends , ici, de prononcer son nom, Même son sobriquet. . . De lui tu disais donc?. . .
TURLURE.
Qu'il aime une tigresse, à nulle autre pareille. LA lorraine , baissant les yeux.
Cela n'est pas, cousin, si sûr que de l'oseille.
TURLITRE.
Vous souvient-il qu'un soir. . . non, c'étaità midi,
Nous fûmes au jardin des Plantes , un jeudi,
Que Cbaudchaud , près de vous . blanc comme une caraffe ,
Tout en vous admirant, oubliait la giraffe! . . .
Pendant que votre époux étudiait les cerfs;
Vous pensâtes avoir une attaque de nerfs.
Votre bouquet tomba , c'était une jonquille,
Cbaudchaud , pour l'attrapper, veut enjamber la grille ,
Mais vous lui rappelez le soit du vétéran.
Dont le cruel Martin ne ht qu'un coup de dent,
Et cette bistoire-l.'i , bonne ou uon , vraie ou fausse
Arrêta votre amant sur le bord de la fosse.
LA LORRAINE
Eh bien ?
TURLURE..
Depuis ce temps, Chaud chaud revient toujours, Le dimanche , à midi, près de la fosse aux ours.
LA LORRAINE
N'importe , dis-lui hien que mon cœur est de glace , Que je suis femme honnête. . . Il faut que je t'embrasse.
TURLURE.
Mais à propos d'amour , d'amant et d'animal , J'entends votre mari.
LA LORRAINE
C'est lui , c'est ce brutal.
Reste. . .