SCÈNE II
LES MÊMES , RUGG1ERÏ.
ruggieri , entrant et parlant du fond.
Celui du Capricorne.
chaudchaud , cachant sa lettre.
C'est vous, grand physicien , encor un pronostic ! . . .
ruggieri, hochant la tête.
Tu penses au bonheur , Chauchaud , c'est là le hic ; D'un pronostic heureux, vainement tu te loues , Le destin met souvent des bâtons dans nos roues !
CHAUDCHAUD.
Comment, de m'effrayer veux-tu faire semblant?
RUGGIERI
A te dire le vrai, je ne te vois pas blanc ; Si tu veux de ton sort , une image fidèle , J'apperçois ton étoile . . .
CHAUDCHAUD , regardant en Vair.
Où donc ?
RfGGIERI.
Dans la chandelle.
Souvent le malheur pousse ainsi qu'un champignon j
Regarde se former ce large lumignon , Il brûle avec éclat d'une brillante flamme.
chaudchaud, avec enthousiasme.
Oui, mais pour une mèche, et moi pour une femme.
RUGGIERI
Tiens , crois-moi, Saint-Pe'trin, ce soir vas te coucher, Ou comme une chandelle ou pourra te moucher : Cette nuit , le destin f en fera voir de grises , Songe à mon lumignon. . . (// sort. )
CHAUDCHAUD.
Ah! bah! c'est des bêtises.
( L'orchestre joue l'air : C'est le Roi Dagobert qui met sa culotte à l'envers. )