I. A6RANCHE,<i'u/i ton -pleureur
Je suis un ffipon, fort bien.- Voyez' les douceurs qu’on s’attire en. servant avec affection. '
VAL E'R e , à Çrispin.
.^,Tit ne .derapurera^pas d’accord iion plus, toi , que tu es un fourbe , un scélérat 1^ - y i
. c *R I S P IN , d'un ton emporté.
Scélérat , fonvhe ! que diable , monsieur , voiis me prodiguez dgs épithéles qiii ne nie conviennent point.- du tout.
• Nous aurons encore tort 'de soupçonner votre fidélité ,
traîtres ! ■* ’ * ' , • ' i
Que (liiez- vous '^pour vous jusjtifier , misérables ?
RABRANCItE. • ' V
' ■ Tenez-, 'vbiià Crispin qui-vous va üVcr d'erreur, - '>■
' ' Iftabranclie vous expliqu'cra la cKose en deux mots,
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a € CHISPIN. IUVAL de son MAITRE,'
Parle , Crlspîn , fais-leur voir noire innocence.
Parle toi-nième , Labranclie , tu les auras bienlô désabusés. > ' >, ;
■' XABRANCHE.
Non , non, -tu débrouilleras mieux le fait.
Hé bien , messieurs , je vais vous dire la chose tout naturellement. J’ai,pris le nom de Damis pou^ dégoûter, par mon.- air . ridicule , M. et Mde Oronte de l’alliance de M. Orgon. , et les mettre par -là dans une disposition favorable pour mon maître ; mais au lieu . de les rpbuter par mes manières impertinentes , j'ai eu le malheur de leur plaire , ce n’est pas ma faute , une fois.
, Cependant , si on t’avait laissé faire , lu aurais poussé la feinte jusqu ‘à'épouser ma fille. *
Non , monsi’eur, demandez à L{ibranche , nous venions ici vous découvrir tout.
, .Vous ne sauriez donner à votre perfidié des couleurs qui puissent nous éblouir ; puisque Damis est 'marié, il était inutile que Crispin fit le personnage qu’il a fait.
Hé bien , messieurs , puisque vous ne voulez pas nous absoudre comme imiocens , faites-nous donc'grâce comme . à des coupables. Nous implorons votre bonté.
^ s •. Ji se met à genoux devant M» Oronte,
X A B R A N C H E , îc ' mettant aussi^à genoux.
Oui , nous avons 'reconrs à votre clémence. * ■
• " Franc hement , là dot nous a tentés’. Nous sommcA nreon- . tun»és d fané des fourberies, par donnez-nous reîlp cî>à' cause d« Thiibitude. , , ’ - ;
COMEDIE
M. ci R O sr T *.
Non ^ non , votre audace ne demeurera point impunie.
Ehl monsieur, laissez - vous touclier ; nous vous en, conjurons pat les beaux yeux de Mde Oroiite.
Par- la tendresse que vous devez avoir pour une femme si charmante !
Mde 0 R o N T E. . ,
Ces pauvres garçons me font pitié , je demande grâce pour eux.
LIS kttb, bas.
Les habiles fripons que voilà !
Vous êtes bienheureux , p’éndarts , que Mde • Oront* intercède -pour vous.
J’avais grande envie de vous faire punir ; mais puisque ma femme le veut ,, oublions le passé : aussi-bien je donne aujourd'hui ma fille à Valère , Tl ne faut songer qu’à se réjouir. ( Aux valets. ) On vous pardonne donc ; et même si vous voulez me promettre que vous aous corrigerez , js serai encore assez bon pour me charger de votre fortune.
C R 1 s P I N-, se relevant.
Oh ! monsieur , nous vous lé promettons. ■ ,
la branche, se relevant. •
Oui , monsieur , nous sommes si mortifiés de n’avoir pas réussi dans notre entreprise , que nous renoii.çons à toutes nos fourberies.
Vous avffz de l’esprit , mais il faut en faire un meilleur usage; et pour vous rendre lionnéirs g’e.is, je veux Vous mettre tous deux dans les affai e^.'J obtiendrai pouf toi, Labranche , une bouae' commission. , ,
Je vous réponds , monsieur-, de ma boim» volonté. •
Et pour le valçt de mon gendre , je lui ferai épouser la filleule d’un sous-fermier de mes amis, '
' CRISPIN
Je tâcherai , monsieur , de mériter , par ma complai* eance , toutes les bontés du parrain.
Ne demeurons pas ici plus long-temps. Entrons ; j’espère que M. Orgou voudra bien honorer de sa présence les noce» ^ ma fille ?
J’y veux danser avec Mde Oronte.
M. Orgon donne la main à Mde Oronte , et Valèr» à Angélique.
Digitiz&j &y Cil