AVANT-PROPOS
L’Aviation, Z plus beau, le plus passionnant, le plus Jrançais aussi de tous les sports est une source de satis- J'ictions intenses, aussi bien quand il s’agit de promenades aériennes ou de records, que de vols de guerre.
Et. c'est parce qu’ils devinaient cette merveilleuse et immediate récompense de l'effort, que bien des jeunes gens, sollicités aussi par l'attrait de l'inconnu, s’adonnèrent bravement à l'aviation dès les prerhières envolées de l’homme, et malgré tous les dangers inhérents à ce sport naissant.
Et c'est lorsqu'ils eurent goûté de ces joies nouvelles, aussi puissantes à chaque vol pour le pilote, qu'ils affectionnèrent jalousement leur métier et s’y attachèrent de plus en plus.
Ils étaiznt pour la plapart des sujets calmes et courageux, rompus à la pratique des sports et dont la conslitution, ainsi que état de santé physiques ne laissaient rien à désirer. Ils sapportaient faclement les fatigues,
Love ; ‘plutôt réduites, qui pouvaient résulter d’un vol de courte durée, aux altitudes faibles de l'époque.
. Mais bientôt, les appareils s'étant perfectionnes : les envolées plus longues, les’ altitudes atteintes plus elevees provoquèrent chez certains d'entre eux, tôt ou tard, différents malaises au cours ouen dehors des vols. Ceci fut surtout manifeste pendant la guerre euro-
| peenne et pour plusieurs raisons. Sur des appareils puissants, l’on demandait aux aviateurs de voler sou- PY vent, longtemps, vite et haut; de monter et de des-.
cendre parfois très rapidément, d'exécuter aussi de. nombreuses acrobaties. Les nécessités de la guerre, les See
pertes élevées de l'Aviation étaient loin de permettre
‘un recrutement d'élite pour le cadre navigant. Des ;
sujeis déclarés inaptes à leur arme d’origine pour TRS séquelles de maladies ou de blessures de guerre furent | admis alors en grand nombre. Aussi parmi ces pilotes et observateurs, rapidement formes pour combler les
vides au pour créer des unités nouvelles, beaucoup ACTES -cusèrent au cours de leur service dans l'Aviation des | malaises de différente nature. Ils pouvaient être ainsi rentlus inaptes au vol pour une période plus ou moins longue. Beaucoup aussi, hélas, viclimes de leur courageuse persévérance, éprouvèrent des défaillances qui leur furent parfois funestes. 1 er,
Ces faits n'étaient pas rares dans les écoles d’Aviation et surtout dans les escadrilles du front, où le travail était particulièrement pénible et intensif. Et chacun s’élonnait un jour que tel ou tel camarade, réputé des
meilleurs et des plus prudents, pilotant un appareil en
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parfait état, se soit grièvement blessé ou ait succombeé à un accident que rien ne pouvait faire prévoir ni expli. quer. Un trouble RES IRORERE un malaise, en étaient ‘trop souvent la cause.
Il jallait donc appcrter un remède préventif à cet état de choses. Et pour cela il était nécessaire, d’une
part, de sélectionne r les candidats pilotes en se basant sur des critères-Scientifiques précis et des méthodes simples à appliquer cependant ; autre part, de sur. veiller périodiquement l'aptitude persistante au vol du personnel navigant en service. ’
Une experience déjà longue de l'Aviation et la fré- ‘quentation quotidienne de camarades aviateurs, dont les carnets de vol sont les plus riches, nous ont permis, à lasuite des beaux travaux de Cruchet et de toutes les études faites depuis, d'observer de près les symptômes du mal des Avialeurs pendant et après. le vol.
: De là à chercher leur q genèse il n'y a qu'un pas, mais nous sommes loin de l'avoir franchi. C'est pourquoi, sans consacrer une'trop large place à la théorie pure,
“nous @'ons préféré passer dans un domaine plus pratique,en cherchant à discerner par avance quels peuvent être les sujets spécialement enclins à présenter. ces troubles. :
Durant la querre le même problème S'étail posé chez les nations belligérantes ; nous avons cru utile de comparer les méthodes employées dans les différents Pays,
afin de pouvoir les confronter et rechercher aussi ce
que chacune avait de meilleur.
Nous désirerions contribuer ainsi, dans une” faible