‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 53 sur 99 · INSTRUCTION · texte numérisé non relu

INSTRUCTION

L’officier du Service Médical présidant à l'examen tiendra compte des instructions suivantes.

Examen de l’œil

1. Questionner soigneusement le candidat sur ses maux d’yeux présents ou passés, l'emploi de lunettes, les maux de tête, les larmoiements, les scotomes et la photophobie ; faire de même pour la diplopie (muscæ volitantes, panorama symptômes) les symptômes de glaucome, l’asthénopie lorsque le sujet ne porte pas de verres correcteurs. Une quelconque des infirmités de ce dernier groupe, entraine la radiation du candidat. Il en est de même des infirmités du premier groupe lorsqu'elles sont marquées.

2. La vision stéréoscopique et l’aptitude du sujet à apte ‘cier la profonéeur et les distances à l’aide d’une simple vision binoculaire. Les objets tracés sur les cartes d’essai fournies pour être utilisées avec un stéréoscope, sont dessinés à l'échelle. Les distances entre des points correspondants, pris sur des objets analogues sont égales. Ces distances sont inégales pour des objets différents. On aperçoit ces objéts à des profondeurs apparentes variées par suite de la superposition de chaque paire d'images semblables dans l’espace. Moins la distance est grande entre les cbjets, plus ils apparaissent près aux yeux de l'observateur. De même. plus la distance est grande entre les objets, plus ils paraissent éloignés. Un œil normal peut apprécier une différence apparente dé distance entre des objets stéréoscopés de 1 mm. Régler les œillères du stéréoscope à leur distance focale (15 mn.) à partir du moment où elles ne font office que de verre ordinaire et faire tourner à l’aide du bord fileté situé sur chaque œillère de sorte que la distance sépa-

rant deux points quelconques analogues pris sur objets devant être stéréoscopés puisse être notée. Avec un bon éclairage, demander au candidat de nommer lés objets par ordre de l’avant à l’arrière comme il les voit dans le stéréoscope. - Ceci doit être fait rapidement et sans erreur, En cas contraire le sujet est inapte. ,

83. On examine les mouvements oculaires en demandant au candidat de fixer avec ses deux yeux le doigt de l’examinateur, lequel déplace son doigt directement en avant, à droite, à gauche, en haut et en bas. Les mouvements de one ai doivent être réguliers et identiques. É

4. Les réactions de Ia pupille doivent être régulières et égales dans chaque œil à la suite d’une légère excitation directe et indirecte, de même pour l’accommodation. Regarder le candidat en face et placer une carte faisant office d'écran devant ses deux yeux. Découvrir un œil au bout de quelques minutes et laisser la lumière arriver à son œil. La contraction de l'iris de cet œil est appelée directe, Répéter l'opération, mais observer maintenant l’œil caché. Cette réaction pour l'œil caché est indirecte ou involontaire (consensual). Répéter l’opération pour l’autre œil. pet

Les deux yeux du candidat étant ouverts et non abrités, le faire fixer un crayon tenu à quelques centimètres directement devant lui. Déplacer ensuite le crayon dans sa direction jusqu'à ce que le crayon lui touche presque le nez. Les deux iris se contracteront. C’est ce que per appelle la réaction à l’accommodation.

5. On examine ‘correctement la tension iatraoculaire par palpation. Le candidat regardant vers le bas, palper l’œil à travers la paupière avec l'index de chaque main et comparer la tension avec celle de l’autre œil et avec celle d’un œil normal, si la tension n’est pas normale, le candidat est inapte. |

6. On détermine toute lésion visible dans l’œil en faisant faire face au candidat à üne fenêtre bien éclairée et en uti-

lisant une loupe. Les yeux doivent être clairs. IIS doivent, à l’éxamen, ne révéler aucune trace de maladies congénitales ou acquises, telles que les lésions de la cornée, de l'iris ou de la pupillé, y compris les affections des organes voisins telles que les conditions pathologiques de l'appareil lacrymäl, les difformités de la conjonctive ou toute autre affection tendant à provoquer un aveuglement partiel lorsque les yeux, non protégés par des lunettes, sont exposés au vent ou à toute autre condition atmosphérique défavorable.

On détermine le Dystsgmus lorsque le sujet regarde droit.

devant lui puis sur le côté, à 40° au moins, s’il se produit

* rythmiquement c’est un cas de radiation.

Le nystagmus spontané ne peut entraîner Ja radiation du candidat lorsqu'il est produit par une vision sur le côté extrême (?). Il se manifeste ordinairement par quelques mouvements latéraux oseillatoires, jamais rotatoires, qui se produisent lorsque le sujet fixe ses yeux dès le début dans

des positions extrêmes latérales. Choisir un vaisseau de Ja

sclérotique près de bord de la cornée comme point d’obser-

vation. 4

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