SUR THOMAS BROWN. XXV
sténographiques que l'auteur avait adoptés dans sa jeunesse et dont il n'a pas donné le secret. 11 avait aussi commencé un Essai sur la chaleur, dont on n'a retrouvé que des fragments assez étendus, il est vrai, mais qui ne contiennent que l'histoire des opinions émises avant lui sur ce sujet.
Tels furent les travaux de Brown ; commencés dès sa plus tendre jeunesse ou plutôt dès son enfance , il ne les interrompit qu'à la mort.
Sa vie , d'ailleurs constamment uniforme et paisible, fut la vie d'un savant; ajoutons qu'elle fut aussi celle d'un sage.
Aux douces rêveries du poëte, aux sévères méditations du philosophe, il joignait la pratique de toutes les vertus de l'homme et du citoyen. Son cœur était au foyer domestique, et tout son bonheur dans les joies de la famille. Idole de deux sœurs qui ne vivaient qu'en lui , il était l'orgueil et l'amour d'une mère dont il berçait les vieux jours.
Avec une imagination pleine de feu, il sut néanmoins se préserver des passions qu'elle allume dans les âmes ardentes.
Les amis de son enfance et de sa jeunesse furent les amis de son âge mûr; et jamais ils ne purent trouver en lui que deux défauts : l'amour de la gloire, la dernière passion du sage, et une sorte d'irritabilité nerveuse dans la discussion. Le poêle s'impatientait des objections faites au philosophe.
Sun caractère , d'une douceur inaltérable , ne manquait cependant pas d'énergie. Naturellement