‹ Critique de la philosophie de Thomas ReidChapitre 12 sur 56 · H y a deux espèces de suites de pensées : les unes · texte numérisé non relu

H y a deux espèces de suites de pensées : les unes

(1) T. IV, p. iM et 132. (4) T. IV, p. 133-4.

(2) T. IV, p. 127^. (SIT. ÏV, p. 3^26,

(3) T. IV,p. i3i.

coulent d'elles-mêmes, les autres sont réglées et dirigées vers un but par un eflfort actif dé Fesprit. Dans Fesprit le mieux ordonné l'attention la plus vigoureuse est vaincue par le caprice de certaines pensées opiniâtres (i).

90. Une suite de pensées qui nous a d'abord coûté quelque peine , peut devenir spontanée par l'habitude (3).

91. Nous sommes doués, sans aucun doute, de la faculté de distinguer une composition d'un amas de matériaux , une maison , par exemple , d'un tas de pierres 9 un tableau d'un mélange de couleurs; une

phrase d'un assemblage confus de mots Quelque

nom qu'on donne à cette faculté, qu'on la regarde comme un exercice particulier du goût ou du jugement , elle paraît avoir une connexion intime avec les suites régulières de pensées (3).

92. L'imagination de l'enfant, comme la main du peintre, s'exerce longtemps à copier les ouvrages d'autrui, avant de produire une œuvre de sa façon. La faculté d'invention n'est pas encore née , mais elle s annonce déjà. Il n'y a pas de facultés plus inégalement réparties entre les hommes : quanti elle produit des résultats qui excitent 1 attention du jgenre humaip , on l'appelle génie ; à ce degré elle n'est ïe partage que d^n très-petit nombre d'hommes. Elle excite daùs^eux qui la possèdent de nouvelles combinaisons Régulières de pensées (4).

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