‹ Critique de la raison pure (volume 2)Chapitre 3 sur 136 · INTRODUCTION DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DU TRADUCTEUR

Eu jetant on coup d^œil sur la préface de la première édi- idée génénit lion (1781), et sur celle de la seconde (1787), on i>eut déjà se Jj ^^'ijjj; &ire une idée du bat et des caractères de Toeavre philosophi- pure, de ion que entreprise par Kant sons le titre de Critique de la raison **"iîJJtode!* jwre.

On y voit que deux choses frappèrent Tesprit de ce philosophe:

D'nne part Timpaissance de Vancienne métaphysiçLue à se constituer à Tétat de science^ malgré ses prétentions dogmatiques. Il partage le mépris de son siècle pour ce « vieux dogmatisme vermoulu (p. 7); » mais il repousse en même temps comme indigne de Tesprit humain Vindiiférence à Tégard des questions •agitées par la métaphysique (v. p. 7. et p. 23). Là est une partie de son originalité.

D^autre part, Tinsuffisance de cette physiologie de Ventende- ^nent humain, à la manière de Locke, qui se fonde sur un empirisme déi^ué de tout caractère vraiment scientifique, et aboutit, avec Hyne, à un scepticisme non moins incapable de satisfaire la raison. Tout en rejetant Tancienne métaphysique, il ne peut ^ contenter de cet empirisme et de ce scepticisme où s'arrêtaient alors tant d'esprits. C'est là le sepond trait de son originalité.

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