‹ Critique de la raison pure (volume 2)Chapitre 41 sur 136 · DE LA. RAISON PUBE XLV · texte numérisé non relu

DE LA. RAISON PUBE XLV

Le premier postulat, celui de la possibilité des choses, exige Premier pasque le concept de ces choses s'accorde avec les conditions for- îué^dei^oîeî^ melles d'une expérience en général. Tout ce qui s'accorde avec ces conditions est possible. Un concept doit être tenu pour vide on sans objet si la synthèse qu'il contient n'appartient pas à Texpérience, réelle ou possible. Si cette synthèse est tirée de l'expérience même, le concept s'appelle un concept empirique; si elle est simplement une condition à priori de l'expérience en général, le concept est alors un concept pur, mais qui appartient pourtant à l'expérience, puisque son objet ne peut être trouvé «que dans l'expérience. Tout concept qui n'est ni un concept empirique, ni une condition de Texpérience ne saurait justifier la possibilité de son objet. Ce postulat est de la plus grande importance pour empêcher l'esprit de s'égarer en de vaines chimères. Attribue-t-on, par exemple, à Tesprit la faculté de prévoir l'avenir par une sorte d'intuition directe, ou celle d'entrer en commerce avec d'autres esprits sans l'intermédiaire du corps et indépendamment de toute distance, il est aisé de voir que ce sont là de pures fictions, puisque de tels concepts ne se fondent sur aucune expérience, mais qu'ils sont au contraire en désac- <îord avec toutes les lois de l'expérience. Il y a sans doute des concepts dont nous pouvons reconnaître la possibilité sans re- <;ourir à l'expérience réelle : tels sont, par exemple, les concepts Gentil a été précédemment question, celui de I9, permanence, etc.; mais ces concepts ne s'appliquent pas moins à l'expérience dont ils déterminent les conditions ou à laquelle ils servent de règles, et c'est ainsi que nous sommes fondés à leur attribuer une valeur objective.

Le premier postulat était ainsi formulé (p. 278): Ce qui^^^^^^p^^f^ s'accorde avec les conditions formelles de V expérience (quant à des choses. Vintuition et aux concepts) est possible ; la formule du second, relatif à la connaissance de la réalité des choses, est celle-ci (ibid.) : Ce qui s'accorde avec les conditions matérielles de VeX' ' périence (de la sensation) est réel. Ce qui, d'après ce second postulat, détermine le caractère de la réalité, c'est la perception, c'est-à-dire la sensation, accompagnée de conscience, des objets dont l'existence doit être connu. Il y a, il est vrai, des choses dont nous pcavons connaître l'existence sans qu'elles soient pour iions Tobjet d'une perception immédiate : « C'est ainsi, par exemple

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