LXIV ANALYSE DE LA CIUTIQUE
ceDdentale. Ainsi est tracé et circoDScrit le champ particulier de la raison pure. Reste à savoir qaels fraits noas sommes en droit à* y recueillir. C^est ce qae va nous apprendre le denxième livre de la dialectique, raitonoe- Il 7 a certaines espèces de raisonnements au moyen desquelles *d** u*^'-" °^^® concluons de quelque chose que nous connaissons à quelm pore, que autre chose dont nous ne saurions avoir aucune connaissance et à quoi nous attribuons pourtant de la réalité objective par l'effet d'une inévitable apparence (t. Il, p. 1 -2). Kant les appelle pour cette raison des raisonnements dialectiques, et il désigne sous le nom de sophismes de la raison pure les conclusions qui en résultent. Ce n'est pas que ces raisonnements aient rien de factice ou d'accidentel : ils dérivent au contraire de la nature même de la raison humaine, et le plus sage de tous les hommes ne saurait s'en affranchir; mais ^illusion qu'ils produisent n'en est pas moins une sorte de jeu sophistique de la raison. Première L^ première classe des raisonnements dialectiques (il y en a. Be:'para- autant que d'idées transcendentales), est celle qui du concept
ismes de la
isonpure. trausccud entai du sujet, concept qui ne renferme point de diversité, conclut à l'absolue unité de ce sujet lui-même. Kant donne à cette sorte de conclusion dialectique le nom de paralogisme transcendentah J'indiquerai plus tard, à mesure qu'elles se présenteront à nous, les noms par lesquels il désigne les deux autres classes. Occupons-nous tout de suite de celle que l'analyse nous offre en premier lieu, tiqae de la Nous nous trouvons ici en face des prétentions d'une psychojychoiogie jQgjg purement rationnelle, qui, sans rien emprunter à l'expé-
ktioiinelle. or . . .,,
rience, veut tirer de cet unique texte: je pense, considère comme la condition générale de tout concept empirique ou transcendental, la science entière de l'être pensant qu'on appelle le moi ou Vâme.
^ Cette science, qui ne doit contenir que des prédicats transcendentaux (puisque le moindre prédicat empirique en altérerait la pureté rationnelle) est renfermée dans les quatre propositionssuivantes, qui toutes se déduisent de la proposition fondamentaleje pense, et correspondent aux quatre catégories de la modalitér de la qualité, de la quantité et de la relation: 1* l'âme est une^ substance; 2** elle est simple; 3** elle est numériquement identique, c'est-à-dire qu'elle est toujours une seule et même âme dans