‹ Croisières de l'Alabama et du SumterChapitre 67 sur 89 · WASHINGTON · texte numérisé non relu

WASHINGTON

Relâché sous caution.

De New- York; allant des Iles Ciiincha h Anvers. Capturé le 27 Février 1863 par 30» 19' lat. N., et 40» 01' long. 0. Estimé 50,000 dollars.

/il 2 APPENDICE.

sons pour avancer qu'un vaisseau de 2,000 tonnes a àiè frété, il y asii semaines, dans le I)ut avoué d'emporter un chargement de cette prétendue quincaillerie pour les Etats-Unis. (Applaudissements.) L'ex- {)ortation n'a pas encore cessé. Du 1" Janvier au 17 Mars 1863, les buletins d'inscr^)tion des douanes montrent que 23,870 canons de fusil, 30,802 carabines et 3,105,800 capsules ont été chargés pour les Etats- Unis. (Ecoutez 1 écoutez!) D'où il résulte que si nous avons fourni aux Etats du Sud deux navires non armés, peu propres à faire la guerre ; — des vaisseaux qui se sont fournis au dehors de leurs engins de guerre, — quelques personnes influentes de ce pays ont copieusement approvisionné les Etats du Nord. (Ecoutez! écoutez!) Pour justilier cette conduite, on est allé jusqu'à dire que, pendant la guerre de Crimée, les Américains s'étaient si bien conduits, que l'honorable membre de firauiora et le membre de Birmingham ont tous les deux loué leur manière d'agir à l'égard de notre propre Gouvernement. J'ai pourtant entendu dire qu'un navire partit des Etats-Unis pour Petrû-

Saulowski. (On crie : Le nom?) Si la Chambre veut bien me permettre e continuer, je citerai un extrait du Times écrit par son correspondant de San Francisco, à la date du 29 Janvier 1863 : —

« La question soulevée par VAiabama prouve ce dicton que certains partis devraient avoir plus de mémoire. Pendant la guerre de Crimée, un vaisseau de guerre (appelé V Amérique, si j'ai bonne mémoÛPe)ftit construit en Amérique pour le compte du Gouvernement Russe, et amené, dans l'Océan Pacifique, chargé d'armes et de munitions de

guerre, par un officier de la marine des Etats-Unis. Cet officier le con* uisit a Petropaulowski, où il servit contre l'escadre alliée ; il est encore dans la marine Russe. (On crie : Non; et: Ecoutez I écoutez!) Nous ne fîmes pas autant de l)ruit au sujet de cet acte d'hostilité commis par une puissance amie, acte que nous ne pouvions empêcher, que nos amis en font actuellement à propos de VÀiabama, dont notre gouvernement n'a pu empêcher la sortie d'Angleterre.

« VAmérique était commandé par le Lieutenant Hudson ; — si mes renseignements sont exacts, et je n'en doute nullement, il était alors, ou avait été peu auparavant Lieutenant dans la marine Américaine: c'était le fils d'un officier trôs-disUngué , le Capitaine Hudson. Je sais aussi que, des doutes s'étant élevés sur la nature de ce navire, les vaisseaux de guerre Américains le protégèrent dans les différents ports où il se rendit; à son arrivée en Russie, le capitame qui l'amena fut magnifiquement récompensé. (Ecoutez! écoutez!) Maintenant j'irai encore plus loin pour ce qui concerne les Etats-Unis. En 1861, [)eu après la déclaration delà guerre, un de mes amis, que je connais depuis de longues années, vint me trouver dans l'intention de faire construire des navires pour le compte du Gouvernement Américain, — le Gouvernement du Nord, bien entendu. (Ecoutez ! écoutez !) Recherches, plans et devis furent donnés à mon ami par des agents de ce pays et transmis au Secrétaire de la Marine Américaine. Je lirai un extrait de la lettre i\uc m'écrivit cet ami, à la date du 30 Juillet 1861. Elle vient de Washington : —

« Depuis mon arrivée, j'ai eu de fréquentes entrevues avec notn* Département de la Marine, et je suis heureux de vous annoncer qu'il est disposé à faire construire un navire cuirassé hors du pays. (Ecou; tez! écoutez!) Ce vaiss(îau est désigné pour un usage spécial et destiné à un but déterminé. Je vous envoie ci-inclus un mémorandum que le Département m'a remis hier soir avec prière Ce vous l'envoyer par le st(;amer de la malle du lendemain et de vous demander une réponse immédiate. Si vous vouUîz construire un navire comme ctîlui que l'on demande, envoyez-moi le prix et le temps qu'il vous faudrait avec les plans et les devis que vous jugerez à iiropos. » (Bruyants applaudissements.)

L'extrait du mémorandum déclare que « le navire doit porter des canons, en un mot avoir tout un f^réement complet. «(Applaudisse-

PAKTI DE LA NOUVSLtE-ORLÉANS LE 30 JUIN 1861, AAHIVA A GIBRALTAU

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