‹ Croisières de l'Alabama et du SumterChapitre 69 sur 89 · IU · texte numérisé non relu

IU

bello.

Au large de l'Ile de la Tortue.

29au( Août (

A Port d'E&pagne.

ût 6

SS

A Cayenne.

A la hauteur de

l'embou-

chure du Surinam.

NOV. l

du 19 au 81

A Paramaribo.

pt. 1

Pas d'observation

du 6 au 16

A Maranham.

du 10 au 28

A la Martinique.

Dec.

SO

'tV

COMBAT AVEC l'hATTERAS.

Extrait du journal d'un officier de rAiABÂMA.

Dimanche i 1 . ~ ^elle brise modérée de TEst. Lu le règlement. Midi : dix-huit milles de Galveston. Pendant que j'écris ces ii^es^ pn. discute Bur les probabilités d'un combat avant demàm matin. 2 h. 25 du soir: légère brise; voile signalée

Sar la vigie sur Favant. Peu de temps après, on en vil :o}Ry et enfin on compta cinq navires : deux furent signalés commodes steamers. Chacun se réjouissait de l'espérance d'ul^ combat; on né ' dputait nullement que ce ne fussent des yàisj^eaUx de guerre -*^ des vaisseaux qui faisaient le blocus, selon toute probabilité. Les matelots- de bâbord vinrent sur le pont et commencèrent :^eux-mêmes à préparer les canons pour racUon.Geuxq^ui étaient de quart à nabord étaient occupa à pi^éparer le propulseur pour l'abaisser ; d'autres attachaient un c&ble à une bouée et la jetaient par-dessus l'a- ^Vàiit;^ les mécaniciens allumaient les feux pour avoir de la vapeur, les officiers examinaient leurs armes et discutaient sur la taille de leur adversaire ou de leurs adversaires. A 2 h. 30 on resserra les voiles et on vira vers le Sud, A 4 h. dir.soir, on annonça qu'un steamer quittait la flotte et se dirigeait sur nous. Nous coifl'âmes le grand hunier et nous abaissâmes le propulseur; à 4 h. 50 tout est prêt pour l'action. Le navire chassé porte N.-N.-E., il est à dix milles de nous. Crépuscule à 5 h. 45; nous serrâmes toutes les voiles. A 6 h. 20, on battit aux postes; nous rriancBiiVPémes.la batterie de tribord et nous chargeâmes les çancyn's âv«é^$L petits obus de second calibre : nous virâmes en attéa|i^tfle' stsèamer; on avait découvert que c'était un navire à roiuesià' deux rhâts; il paraissait jauger 1,200 tonnes, mais, à la distance où il élail avant la nuit, nous' ne pouvions porter aucun jugement eiact sur sa grandeur, etc. \

À 6 h. 30 le steamer étranger hêlavi^emanda;: « Ohl du navire? » Nous répondîmes (pour nous àg^ér de sa nationalité) : « Vaisseau de Sa Majesté Britannique, je Pétrel! Oh !du navire? » Nous répétâmes la question, deux ou trois- fois, jusqu'à ce qu'on nous répondit : v Steamer des Etats-Unis... »— On n'entendit pas le nom; toutefois, steamer des Etats-Unis

nous suffisait. Comme il ne nous restait plus aucun dout^fiuf .. sa nature, à 6 h. 30 nous criâmes que notre vaisseau était <^$ V ' steamer des Etats Confédérés VMabama, • en accompagnant la dernière syllabe de notre nom* aun obus tiré sur l'ennemi. Le signal donné, les autres canons reprirent le refrain, et une terrible volée de toute notre bordée fut lâchée contre ses flancs. Tous les obus frappèrent sa coque; et on entendit distinctement chaque coup à bor^ de notre vaisseau. On reconnut ainsi quMl était blmdé.

L'ennemi répondit et Faction devint générale. On flt des deux côtés un feu des plus animiss; nos hommes criblaient Teunemi comme si Faction avait dépendu de chaque individu, et il en était ainsi ; des pistolets. e( des ïusils rayés lançaient '^*' continuellement de notre pont des messagers de mort ; la distance, pendant le moment le pliis chaud du.combat, n'était pas . de plus de quarante yards 1 Celait un spectacle sublime quoique terrible : les canons vomissaient, dans l'obscurité de la ' ât nuit, des jets de flammes animée^ ;• nos projectiles mortels "^ battaient l'ennemi avec une force que nous pouvions apprécier. Lorsque les obus» et surtout les obus à percusslpn, frappaient ses flancs, son bord était illuminé et montrait des fentçs de cinq ou six pieds de long. Un boulet venait de frapper notre souche de cneminée et avait blessé un homme à la joue, lorsque l'ennemi cessa son feu et lira un coup de canon sous lèvent, puis un second, puis un troisième... On ordonna de « cesser le feu.» Il était 6 h. 52. Un effroyable hourra commença à retentir à notre bord, et ce ne fut que lorsqi^e chacun eût crié tout son soûl> qu'on put obtenir le silencjB. Enfin, nous bêlâmes le navire, qui déclara se rendre; il étaitutout en feu, et en même temps il était sur le point de couler à fond. Alors il envoya un canot à bord et nous livra la chaloupe canonnière des Etats-Unis, le Hatteras, de neuf canons; Lieutenant Commandant Blake ; 140 hommes d'équipage. On. descendit immédiatement les canots qu'on envoya à son secours; tout à coup jon cria qu'un autre steamer se dirigeait sur nous. Les ea^arçatioâS) furent, rappelées et hissées; mais on reconnut qui^étaU une fausse ,aiarme. Ou renouvela l'ordre; alors le nqaitre d'équipage et les .seconds sifflèrentv^Tput le monde f aux canots pour sî^uver lès hommes 1 » L|i^ nr^scu^nieys furent bientôt transportés sur notre navire — Iftsjofnoifrs furent confiés à la garde du gaillard d'-«prière, etltis^hommes mis aux •fera simples. Les canots furent Vg^çs^ les caDiojiq centrés et Ihéa, et la grande vergue épissée.rEpjyii^lenipndp<|îiV siffl^; le navire ennemi coula à fond 'f^t^nôus*^|ir(îoifi|8 .^fàn§Villement sous vapeur à 8 h. 30. L'affai^avait été réglée enr-moins de deux heures. Le fait est que, si-aojis n'avions •p8is«jj-»JeQ pri-

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