LE S ÉLÉMENT DÉCORATIF
D'après quelques-uns des exemples cites précédemment, il est manifeste que le fU symbolique tendit promptement à devenir décoratifs L'étude même des monuments chinois nous amène donc à le considérer sous son aspect ornemental, isolé ou bien faisant partie d'un tout où l'intention symbolique est moins sensible. Nous avouons que la distinction entre la croix gammée symbole et la croix gammée ornement^ est plus théorique que réelle dans bien des cas, et, qu'en fait, une partie de notre dissertation empiète et chevauche nécessairement sur l'autre. Mais, à cette distinction notre travail gagnera un surcroît de clarté, et la classification des divers types qui nous restent à étudier en sera d'autant plus aisée.
Aussi, pour obéir au même dessein, je subdivise encore cette partie en deux paragraphes. Dans le premier § I, — le ft se présente isolé, sans attaches, mais répété dans un système plus ou moins compliqué où on lui a réservé un rôle prépondérant, jouant, pour ainsi dire, sa partie en sourdine dans une symphonie ornementale. Dans le 2", § II, — on le verra combiné, rattaché à une structure générale, relégué au second plan et n'ayant plus la valeur d'un motif intéressant par sa propre figuratinn. Au reste, les exemples parleront plus clairement que nos explications.
J I. LE Fï ISOLÉ.
Exemples pris en Chine. — Passementerie, pierres et métaux.
Nous empruntons notre premier spécimen à un crépissage de date fort récente. C'est celui du soubassement du kiosque de la grande cloche de Nankin, relevée en 1886. (1). Les bonzes taoïstes qui desservent la pagode annexée ont appelé les maçons du pays. Sans penser à mal, ceux-ci ont noirci Tenduit de ravalement des briques, puis par-dessus, ont gratté cet enchevêtrement de lignes
(1) Nous donnons plus loin des détails complémentaires sur cette cloche qui nous intéresse à un autre titre. Pour le moment nous nous bornons à renvoyer à un excellent article para à ce sujet dans les Etudes IteligieuseSf N^ d'Octobre 1888 et signé du B. F> Colombe! S. J.
ir. LB rii décoratif — isolé.
blanches et de sv^astikas. Les pèlerins et visiteurs — marchands, paysans ou lettrés — ne s'occupent pas plus de ces graffiti asiatiques, en allumant leurs bâtonnets superstitieux sous la cloche, qu'ils ne raisonnent le sens et la portée de leur culte envers ce
fourreau de métal de 20.000 kilogrammes, transformé en idole. C'est une simple variante, dans des dessins géométriques analogues, usités en pareille place. Les pagodes en fournissent tant d'exemples qu'ils ne sollicitent même plus le regard (fig. 40.). Nous réunissons ici divers types de galons, de fabrication courante, où les flf font tous les frais de décoration, et dont l'économie s'affiche assez d'elle-même. (fig. 41.).
V Fti fti R:! i^ ;y ^ALJlLïli rU RJ AJ ?y Al^
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Fiff. 41.
CROIS ET flWA«TlKA.
en Italie, porte Dur sa panse
Une Urne déterrée à Bologni une double ceinture de !^ , juxtaposés comme dans le galon de la figure B. (Cosmos 1887. p.