SCENE X
Lady FRANCIS, seule.
Mon pauvre chevalier faisait triste 6gure.
Oui. — La punition est peut-être un peu dure. Se marier ainsi, sans trop savoir pourquoi, Et tourner ses yeux doux sur dame Guggligoy I C'est mal : je me repens. — Mais pouvais-je mieux faire? Certes, mon père encore eût été plus sévère.
Apercevant le parchemin rouU qui est resté à terre.
Mais voilà son billet!... — Que m'écrivait-il doncî^-* Je ne le lirai point ! —
Elle regarde le parchemin d*un œil d'envie et de curiosité.
Mais quoi, pas de pardon?
Pas de pitié?... — Voyons : je le lirais?... Qu'importe ! Sauf à le replacer ensuite de la sorte!... — Je lui dois de le lire : il est assez puni I
Elle se précipite sur le parcheminj.le dénoue et le déroule.
S*arrétant.
Lirai-je? Est-ce mal faire? — Eh non 1 tout est fini D'ailleurs.— Lisons,.. —
EUe lit.
« Mylofd. » Mylord! quelhommeétrenge!
Il m'appelait princesse, objet, nymphe, reine, ange; Il m'appelle à présent Mylord !— Fou 1
Continuant de lire.
—«Tout va bien!...»
— Il écrit comme il parle, à n*y comprendre rien 1
Tout vabien !— Quoi ?— Suivons t—
* Lisant.
« Ce soir, à minuit même.