ACTE lY, BCtlIE VI. 3OT
GROMWELL, à part.
Tu n'échapperas point, traître! — Il faut que je frappe. Point de pitié! c'esl dit.
Il s'avance encore vers Richard, puis hésite.
Mais qoQî ! moB preiikier né !
Dans fin jour de bonheur Dieu me Tavait donoé : C'est mon sang que ee fer va trouver dans ses veimis, Enfant! qu'il m'a donné de inaux, de soins, depeûies, Hélas! et de bonheur! — Chaque fois qu'à ses yeui; Je paraissais, — soudain, rayonnant et joyeux, Tendant ses petits bras à mes mains paternelles , Tout 0oa eorpa treesaillaitt comme »'il eàl des ailes. Il me semblait qu'un astre à mes yeux avait lui Quand il me souriait.
BICHARD CaOMWELL.
Ma foi, tant pis pour lui.
Mon père est un tyran I
CROMWËLL, à part»
Ah! ce mot me décide.
On cesse d'être fîls quand on est parricide.
Il s'avan^ par derrière ver» len /Si», h poigiiard Iwé^
Meurs, traître ! —
Un bruit de pas sous la poterne. — Cromwell s'arrête et se
retourne.
Mais quel bruit dans ces noirs escaliers?
C'est Ormond qui revient avec ses cavaliers.
De mon fils dans leurs rangs suivons la perfidie ; Nous dénoûrons après toute la tragédie!
// remet son poignard dam le fourreau. — Entrent les cavalierSy leurs épées à la main, portant aumilieu d'eux lord Rochester endormi et b4illonné avec un mouchoir qui lui cache le visage.
3o8 CROMWELL