LE MARCHAND
Je no vends rien!
362 GROMWËLL.
LB SOLDAT
Sans pain, aller pieds nus et coucher sur la dure ! Nous n'aurons bientôt plus, pour peu que cela dure, Tandis que Noll pendra son chifiTre à ces piliers^ Qu'à faire de nos dents des clous pour nos souliers 1
OVERTON
Nous irons à sa porte attendre ses aumôned !
NAHUM
Ce qu'il faut à Cromwell, ce ne sont pas des trônes, C'est le gibet d'Aman, la croix de Barabbasl
SYPIDBACÛMB.
Mort à Cromwell î
wiLLîs, mêlé à la foule.
Oui, mort!
MiLTON^ tressaillant à la voix de WilHs, aux conjurés
puritains.
Messieurs^ parlez plus bas.
WiLtl».
Meure rusurpateor !
LB SOLDAT
Parler plus bas! qu'importe?
J'irais lui crier : — Mort ! — sur le seuil de sa porte.
NAHUM, au soldat.
Les sentences de Dieu se font à haute voix.
Soldat, ta bouche est pure.
LE soLDAt, à ffahum.
Oui^ tel que Iti me vois, Pauvre, et comme un limon oublié sur l'arène, Laissé nu par le flot de la fortune humaine^ Si je puis voir punir cet enfant de Sirah, Je meurs consolé I
OVERTON, le tirant à part et lui montrant son poignard.
Frère, on vous consolera.
Le soldat fait un mouvement de pié et de surprisé qu'Overto» réprime.
Silence \
Entre un détachement de soldats du régiment de Cromwell, en uniforme rouge, cuirasses, k mousqmt et ià perluisane sur Vépaule.
On vient poser la garde; il faut se taire.