ACTE V, SCÈNE XII
Quoi!
LOCKYER, lui présentant le livre.
Voyez comme nous.
JuGKS, chapitre neuf, verset huit,
CR0UW£LL.
Taisez-vous !
En quoi ce texte a-t-il rapport aux conjonctures ? Ne lit-on rien de mieux aux saintes écritures? Ne pouviez -vous trouver un chapitre, un verset Qui s'appliquât enfm à ce qui se passait ?
Par exemple, écoutez : — « Maudit qui dans sa route » Trompe l'aveugle errant !» — « Le v rai sage ose et dou te . » « — L'archange alla lier le démon au désert. — » Puis il est des sujets qu'un orateur disert Peut aborder encore, et cette circonstance En eût haussé le prix et grandi l'importance. Ainsi:— «L'homme estril double?» — ou — «Les anges de Dieu » Pour venir jusqu'à nous, changent-ils de milieu ? — » Ou bien : — a Qu'adviendrait-il si, vraiment dogmatistes, » Les whiggamors étaient antipa^dobaptistes ? — » Â la bonne heure! au moins, voilà qui se comprend. Vous pouviez pour ce peuple instruit, pieux et grand, Traiter ces questions et vingt autres ! Que sais-je? Âh ! je suis las d'ouïr les prêcheurs de collège Prêcher, parler du nez, louer du même ton Le soleil et la lune et mylord Églingston !
Allez !
Nouvelles acclamations. — Lockyer, confus, descend de la chaire et se perd dans la foule. — Entre un huissier d3 ville qui s'arrête sur le seuil de la grande porte et crie.
— Les prisonniers, Mylord.
CIIOMWELL.
Qu'ils entrent.
Entrent les cavaliers prisonniers, lord Ormond à leur tête. Ils' sont précédés du haut-shérif et marchent entourés d'archers et de sergents S armes.