ACTE II, SCÈ.NK XI
LE SEnCENT MAYNARD , à CaTT.
A nos pétitions...
M. WILLIAM LENTHALL, découfayé , à Maytiard, Il nous garde rancune !
SIR WILLIAM MURRAY , perçant le groupe.
Hé! sa Grâce ne veut en apostiller qu'une.
Protégez-moi, Mylordl — Puisqu'on va faire un Roi, Je puis à son Altesse être utile, je croi, Je suis noble écossais. De faveurs sans égales J'ai joui, tout enfant, près du prince de Galles : Chaque fois que, cédant à quelque esprit mauvais. Son Altesse Royale avait failli, j'avais Le privilège unique, et qui n'était pas mince, De recevoir le fouet que méritait le prince.
GARR, avec une indignation concentrée.
Plat sycophantel ainsi, doublement criminel, Il fut vil chez Stuart, il est vil chez Cromwell! Comme Miphiboseth, il boite des deux jambes.
WALLER, à Carr^ en lui présentant un papier.
Mylord, je suis Wallerl j'ai fait des dithyrambes Sur les galions pris au marquis espagnol!...
CARR , entre ses dents.
L'or t'inspire et le paie, adorateur de Noll !
LE COLONEL JEPHSON, à Cart.
Monsieur, dites mon nom, de grâce, à son Altesse. Le colonel JephsonI — Ma mère était comtesse. Je voudrais être admis à la Chambre des Pairs.
LE SERGENT MAYNARD, à Carr,
Dites au Protecteur ce que pour lui je perds. George Cony, frappé d'une taxe illégale, M'a pris pour avocat. Ma table est bien frugale, J'ai pourtant refusé !
GARR, à part.
Je vois dans leur jargon Le venin de l'aspic et le fiel du dragon.
SIR WILLIAM MURRAY, à CarT,
De grâce, une apostille au bas de mon mémoire?
CARR, rudement.
Va dire à Belzébuth de signer ton grimoire!
SIR WILLIAM MURRAY
Mylord se fâche !
Aux autres,
— Aussi, vous l'étourdissez tousl WALLER, à Carr.
Je demande une place...
A rhôpital des fous?
LE COLONEL GRACE, riant.
C'est bon pour un poète !
A Carr.
^«Appuyez nia> démarche...
CABB.
Non. Noé o'^vatt pas pius d'aaimaiix dans l'arche !
Monsieur f l'a» le premier oierl au Pariemeiifc De faire Oiiviep Roi«..
SUk WILLIAM MURBAY.
Quaire mots seulement, Mylord!...
CARR, furieux.
Mylord I Monsleurl confusion des langues 1 Le bruit des fers est doux auprès de ces harangues. Je préfère un geôlier à ces prêtres de Bel, Certe, et la Tour de Londre à la Tour de Babel! Rentrons en prison f— Puisse Israël les confondre f
Il se fait jour à travers les courtisans et sort*
Les mêmes, ex^ei^é CARR ^ k^soite THURLOË.
SIR WILLIAM MURRAY
Que parle-t-il de tours de Babel et de Londre?
LE SERGEIST MAYNARD.
Cet ami de Mylord dit qu*il rentre en prisdn !
WALLËR.
Ce n'est décidémefit qu'un ftmr