SCÈNE XIII
CROMWELL, sw RICHARD WILLIS.
CROMWELL^ se retoumant vers la porte entr'ouverte. Ils sont partis.-^ Venez; et comme il vous mipofto De ne pas être vu, sortez par cette porte.
Sir Richard Willis parait- Il est enveloppé d'un manteau et couvert d'un chapeau qui cache ses traits : il n'y a plus rien de souffrant ni de cassé dans sa démarche et dans sa voix. Cromwell et lui font quelques pas pour traverser le théâtref Çromtvell s'arrête brusquement.
Joignant les mains.
Je nVn puis donc douter I mon fils aîné I Richard...
SIR RICHARD WILLIS
A porté la santé du roi Charles Stuart; Et tous les conjurés dont il se disait frère, Vos ennemis mortels, Tout trouvé téméraire I
GROMWBUi.
Fils ingrat I quand j'élève au trône ses destins! *— RépéteE-4noi, Willis, les noms des puritains.
SIR RICHARD WILLIS
Lambert d'abord.
CROMWELL, avec un rire dédaigneux.
Lambert ! c'est là ce qui me fâche, Qu'un si hardi complot se donne un chef si lâche ! L'empire est au génie encor moins qu'au hasard. Que de Vitellius, grand Dieu, pour un César!
La foule met toujours, de ses mains dégradées, Quelque chose de vil sur les grandes idées.
Rome eut pour étendard une botte de foin.
A Willis.
— Suivons.
SIR RICHARD ^'ILLIS
— Ludlow...
Bonhomme ! et qui n'ira pas loin.
Brute, et non pas Brutus.
SIR RICtURD WILLIS.
Syndercomb, — Barebone. . .
A mesure que Willis parle, Cromwell le suit sur une liste
qu'il tient déployée.
Mon propre tapissier, si ma mémoire est bonne.
— Niais I
SIR RICHARD WILLIS
— Joyce...
Rustre I
SIR RICHARD WILLIS
— Overton...
Bel esprit!
SIR RICHARD WILLIS
— Harrison...
Voleur !
SIR RICHARD WILLIS
— Puis Wildmann.
Fou! qu'on surprit Dictant à son valet des phrases arrondies Contre moi... — Mais ce sont vraiment des comédies!