ACTE m» SCÈNE I. Iti
Donne ! — Instruisons-nous vite. Il faut que tout bouffon Du jafgDu puritain fasse une étude à fond.
Dénouant le rouleau qm hii a remis Trick.
Est-il moins f6u que nous, ce chapelain morose? Il attache son foudre avec un ruban rose !
// jette un coup d'œil sur le parchemin déployé et part d*un grand éclat de rire; Gifoff prend U parchemin et rit plus fort; Ekspuru, auquel il k passé, se met à rire également , et Trick les regarde tous trois rire, en riant plus qu'eux.
BLESPURU, riant.
Par un diable joli ce sermon fut dicté !
TaicK, riant.
Qu'en dites-vous?
ELESPunu, lisant,
a Quatrain à ma divinité,
» Belle Égérie, hélas! vous embrasez mon âme...
GiRAFF, lui arrachant k parchemin ^ lisant.
» Vos yeux où Cupidon allume un feu vainqueur...
GRÂMApocQ, etilevant à son tour k parchemin,
» Sont deux miroirs ardents- »«
TRICK, k reprenant à Gramadoçh.
p Qui concentrent la flamme '^ Dont les rayons brùlçnt mon c(çur I »
Tous redoublent k^rs éclats de rire.
istE^FUau, Quoi? ces vers sont tombés de poebo puriMiWl
Lalurppl
GRAMADOCH, commê frappé d'une idée.
C'efiit cela ! ■«-. Oui, -^ 1» chose ^| Q^r^am l Appelant k$ autr9s bouffom* Frères, vous connaissez tous dama Guggligoy, La duègne de lady Francis?
TRfcnc,
Certel Hé bien? que?
GRAMADOCH.
J'ai vu le chapelain lui parler à roreille, Lui remettre une bourse !
TRICK
Et que disait la vieille ?
GRAMADOGH.
Elle disait : o Ce soir, vous serez, beau garçon, » Seul avec elle... d Et moi, j'ai chanté la chanson :
H chante,
La sorcière dit au pirate :
— « Bon capitaine, en vérité,
n Non, je ne serai pas ingrate !
•t Et vous aurez votre beauté !
» Mais d'abord, dans votre équipage,
» Choisisse^mrâ quelque beau page
» Qui me tienne, malgré mon âge,
n Parfois des propos obligeants.
If Je veux en outre, pour ma peine»
» Quatre moutons avec leur laine,
» Une mâchoire de baleine,
» Deux caméléons bien changeants,
» Quelque idole ou quelque amulette,
n Six aspics, trois peaux de belette,
» Et le plus maigre de vos gens
n Pour que Je m'en fasse un squelette ! »
Certe, à meilleur marché la Guggligoy se vend. Elle a dans elle-même un squelette vivant, D'ailleurs; mais je conclus, moi, qu'à telles enseignes , Ce suborneur tondu de soldats et de duègnes, Est ici, non pour Charte ou Noil, mais pour Francis.
ELESPURU.
Ma foi ! plus que jamais j'ai l'esprit indécis. Qu'est-ce que tout cela?
GIRAFP.
Je ne sais ; mais c'est drôle !
GRAHADOCH.
Le Cromwell, qui croit tout soumettre à son contrôle, Ferait bien d'emprunter l'œil de ses quatre fous. Si nous l'avertissions?
GIRAFF.
Quoi donc! l'avertir? nous?
Es-tu fou, Gramadoch? Est-ce là notre affieiire? Que sommes-nous pour Noll ? Restons dans notre sphère. Il nous prend, et pourrait même nous mieux payer, Non pour garder ses jours, mais pour les égayer.