SCÈNE IX
Les mêmes; CROMWELL.
cromyvell, apercevant Rochester aux genoux de Francis.
Par quel hasard, maître, aux genoux de ma fille? lord rochester, atterré et sans changer de posture,
à part.
Dieu ! Cromwell î Je suis mort î Pour une peccadille C'est dur d'être pendu ! Pris en délit flagrant î Il n'aura pas pour moi de châtiment trop grand î
Fort lûen, mon chapelain!...
LADY FRANCIS, à part.
Il faut de l'indulgence.
C'est un fou !
cromwell, à Rochester consterné,
Vous avez compté sans ma vengeance î
LAD Y FRANCIS, à part.
Mon père lé tûrait, le pauvre malheureux î
CR03IWELL.
Ce drôle î de ma fille il ose être amoureux! Et mon Eve écoutait sa langue de vipère ! Quoi ! Francis î vous souffrez ?. . .
lady Francis, avec embarras.
Pardonnez-moi, mon père, Mylord; ce n'est pas moi dont monsieur me parlait.
De qui vous parlait-il à genoux, s'il vousiplaît?
LADY FRANCIS
Monsieur, qui m'implorait de couronner ses flammes, Me demandait la main de l'une de mes femmes.
lord rochester, à part, se relevant étonné. Que dit-elle ?
Et de qui ?
LADY FRANCIS, SOUrîant.
De dame Guggligoy.
LORD ROCHESTER, à part.
Ah ! la traîtresse !
cromwell, radouci.
Alors c'est autre chose.
lord rochester, à part.
Quoi !
La duègne ou la potence î en cette crise extrême, Que ne me laissait-elle au moins choisir moi-même !
cromwell, à Rochester.
Pourquoi ne point parler tout de suite, mon cher? Puisqu'il vous reste encor des penchants pour la chair.. .
Chair ! une peau collée à des os faits en duègne ?