‹ CromwellChapitre 241 sur 302 · WILLIS · texte numérisé non relu

WILLIS

Meure l'usurpateur !

LE SOLDAT

Parlez plus bas ! qu'importe ?

J'irais lui crier : — Mort ! — sur le seuil de sa porte.

nahum , au soldat.

Les sentences de Dieu se font à haute voix. Soldat, ta bouche est pure.

le soldat, à Nahum.

Oui, tel que tu me vois,

Pauvre, et comme un limon oublié surFarène, I^râsé nu par un flot de la fortune humaine, Si je puis voir punir cet enfant de Sirah, Je meurs consolé !

overton , le tirant à part et lui montrant son poignard.

Frère, on vous consolera.

Le soldat fait un mouvement de joie et de surprise qu'Overton réprime.

Silence!

Entre un détachement de soldats du régiment de Cromwell , en uniforme

rouge, cuirasses, le mousquet et la pertuisane sur J epaine.

On vient poser la garde ; il faut se taire.

Les soldats refoulent des deux côtés de la salle le peuple uni la remplit. LE CHEF DU DÉTACHEMENT, à VOiX haute»

Place aux Côtes-de-Fer du lion d'Angleterre !

A quelques bourgeois qu'il repousse.

Allons, vous !

un des eourgeois, basf à l'autre.

On voit bien à leur air de bailleur Qu'ils sont du régiment de mylord Protecteur î

Les soldats se forment en haie, du trône jusqu'à la porte.

le vieux soldat, bas, à Overton en lui montrant l'officier.

Ces officiers d'Achab ont des pourpoints de soie ! une jeune sentinelle, le repoussant dans la foule. Rangez-vous donc, Fa mi !

overton, bas, au vieux soldat.

Ha ! comme il vous rudoie ï Les sicaires ont pris les façons du tyran, Et déjà la recrue insulte au vétéran !

le soldat, lui serrant la main.

Patience !

le chef du détachement, à sa troupe.

Soldats ! l'Esprit saint nous rassemble, Pour notre général prions Dieu tous ensemble î

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