‹ CromwellChapitre 249 sur 302 · ACTE V, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE XI

Qui ne soient tout chargés de faces incongrues.

— Je sais là des balcons qui se sont loués cher.

— Pour voir Cromwell ! pour voir un visage de chair! Ces Babyloniens sont fous. — Dieu me protège ! J'étouffe i —Attention! voici que le cortège Débouche dans la place. — Enfin! — Ah!...

Mouvement dans la foule : tous les yeux se portent avidement vers la grande porte.

— Dites-moi, Oui marche en tête? — C'est le major Skippon. — Quoi ! Skippon ? — Un bon soldat de bonne renommée !

— Il fut à Worcester le premier de l'armée Qui passa la Severn sur le pont de bateaux.

— Les saints ont ce jour-là bien joué des couteaux! —Moins bien qu'àAYhite-Hall. le trente janvier!— L'hom Tu dis cela d'un ton qui vaudrait qu'on t'assomme, [me! Tais-toi. — Je ris. — Tais-toi ! — Rire n'est point parier!

— Si l'on ne m'étoufTait, je t'irais étrangler!

— Paix! voici le lord-maire. —

Entre le lord-maire avec les aîdermen, les greffiers de la ville et les sergents delà cité, tous en costume. — Le lord-maire et le corps de la ville s'arrêtent à gauche de la grande porte.

Admirez dans la file Pack l'alderman, que Noll, pour honorer la ville, Fit chevalier avec un bâton de fagot. — Il se tient sur son rang comme sur un ergot. — C'est sur sa motion qu'on fait roi ce Pilate.

Entrent les cours en procession. — Les cours de justice prennent place en haut des gradins au fond de la salle.

— Ah! les barons des cours en robes d'écarlate.

— Huzza, grand-juge Haie! — Huzza, sergent AVallop !

— Voici des colonels qui passent au galop.

— Quoi! n'a-t-on. pas assez des gardes que l'on paye? Les corporations en robes font la haie.

Noll est un tyran ! — Noll est un usurpateur! Un Titan qui des cieux veut gravir la hauteur! La force est le seul droit de cet autre Encelade.

Cromwell ne monte pas au trône : il l'escalade.

— Paix, réchappé d'Oxford! Voyez donc ce pédant! Parle-t-il pas latin? — Hé, j'ai droit cependant De maudire Appius sur sa chaise curule...

— Il croit tuer Cromwell avec une férule!

Un huissier en noir paraît sur le seuil et crie :

Place au Parlement! place!

Entre le Parlement sur deux files, précédé de l'orateur devant qui marchent les rnassicrs, les huissiers, les clercs et les sergents de la Chambre. - Mouvement d'attention dans la foule. — Pendant cjue le Parlement prend place au premier rang des gradins du fond, les entretiens continuent dan: le peuple.

VOIX BANS LA FOULE

Ah!... — Comment nomme-t-on L'orateur? — C'est, je crois, sir Thomas Widdrington.

— Un bel homme. — Un Judas. —

ovërton, bas y à JVildman.

Le peuple a ses rancunes.

Voyez : nul n'a crié : « Dieu garde les communes! » wildman, bas, à Overton en lui montrant le . • Parlement.

Dieu les confonde ! Ils sont tous vendus à l'intrus; Ils adorent Cromwell et Belatucadrus !

trick, promenant ses regards de la loge des fous sur V assemblée.

Les cours, les aldermen, — le corps parlementaire,— Oui, — voilà tous les dieux de la pauvre Angleterre ! Les voilà !

GIRAFF.

Plaisants dieux!

ELESPURU.

Frères, qu'en dites- vous ?

GIRAFF.

Ils sont dieux à peu près comme nous sommes fous.

TRICK

Il me tarde de voir éclater la bourasque Dans ce grave Olympe.

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