‹ CromwellChapitre 260 sur 302 · LA FOULE · texte numérisé non relu

LA FOULE

Huzza ! Protecteur d'Angleterre ! — Vive Olivier Cromwell ! — Gloire au vainqueur de Tyr î

overtox, bas, aux Puritains.

Comme il nous a joués ! on a dû l'avertir ! Quelqu'un nous a trahis; c'est une forfaiture.

bareboxe, à part.

C'était le seul moyen de sauver ma facture.

La plupart des conjurés puritains se dispersent dans la foule qui continue à saluer de bruyantes acclamations Cromwell triomphant. Lambert , blême et pétrifié, s'apprête à descendre de l'estrade. Cromwell l'arrête CROMWELL.

Lambert, vous dînerez avec nous aujourd'hui.

Bas à Lambert qui se retourne interdit.

Pourquoi trembler encor ? il n'est plus là. lambert, balbutiant.

Qui ?

cromwell, toujours bas.

Lui.

Overton, qui devait pousser ta main peu sûre..,—

Avec un rire sardonique.

Vous étiez du complot.

LAMBERT

Moi, mylord! Je vous jure...

Ne jurez de rien.

LAMBERT

Mais, mylord...

J'ai des témoins.

Vous en étiez le chef.

LAMBERT

Le chef!

De nom, du moins.

D'ailleurs vous aviez peur de votre propre audace, Et vous n'auriez osé me poignarder en face.

LAMBERT

Mylord...

A part.

Pour ce tyran, au coup d'œil sûr et prompt, Chaque homme a sa pensée écrite sur le front.

cromwell, haut, à Lambert, en souriant.

M'a-t-on dit vrai, mylord ? Une voix peu discrète Conte que vous avez du goût pour la retraite. On dit que vous aimez les fleurs de passion.

Bas et grinçant des dents.

Vous me rapporterez votre commission.

Il le congédie du geste. Lambert descend de l'estrade et rentre dans le cortège. En ce moment Cromwell aperçoit le sceptre que lord Brcghill a déposé sur les marches du trône.

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